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Ces actes de violence et de destruction que le conseil d’administration condamne et qualifie de « suicidaires » constituent un obstacle pour la survie de la CDC. Car des pertes financières en découlent, empêchant ainsi le bon fonctionnement économique de cette société. À titre d’illustration, la production obtenue pour la période allant du 01 octobre 2018 au 29 novembre dernier, s’est élevée à 11 681 tonnes de caoutchouc contre une attente de 16 611 tonnes. Pour la filière huile de palme, 11 721 tonnes contre 22 842 tonnes attendues, et pour la banane, 35 000 tonnes contre 105 000 tonnes attendues. Le tout pour un manque à gagner correspondant à 35 milliards de FCFA, selon des chiffres rendus publics par la CDC.
A ce jour, le Gicam révèle que les plantations ne sont plus entretenues ni traitées, laissant libre cours à la propagation des parasites et autres maladies faute de traitements phytosanitairesA ce jour, le Gicam révèle que les plantations ne sont plus entretenues ni traitées, laissant libre cours à la propagation des parasites et autres maladies faute de traitements phytosanitaires. « La CDC risque la rupture de contrats d’achat conclus avec des partenaires internationaux au regard de son incapacité actuelle à honorer ses engagements », peut-on lire dans le rapport. « A date et en supposant un retour rapide vers le calme et la sécurité, indique le Gicam, la CDC aura besoin d’une injection de fonds de l’ordre de 15 milliards FCFA pour financer un éventuel plan de relance ». Ce qui explique pourquoi l’entreprise continue de tirer la sonnette d’alarme auprès de l’Etat, qui a rassuré l’entreprise quant à la préservation des emplois menacés et de la survie de l’entreprise. Rappelons que l’Etat a déjà décaissé la somme de 1,7 milliard de FCFA pour soutenir l’entreprise en attendant la validation du projet de budget de la CDC qui s’élève à 93 milliards pour l’exercice 2019. [related_posts_by_tax taxonomies="dossier"]

