Richard Evina Obam, directeur général de la Caisse des dépôts et consignations du Cameroun (CDEC), et Constant N’zi, directeur général de l’African Guarantee Fund (AGF), ont paraphé le 21 avril 2026 à Nairobi un protocole d’accord visant à renforcer le financement des PME. Cette initiative entend répondre aux contraintes structurelles qui freinent l’accès des petites et moyennes entreprises au crédit, notamment l’asymétrie d’information et le manque de garanties.
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Le mécanisme prévoit que la CDEC mette à disposition des ressources à des conditions concessionnelles au profit d’institutions financières partenaires, chargées de les redistribuer aux PME en phase de développement. Une attention particulière sera accordée aux projets portés par les femmes et les jeunes, considérés comme des leviers clés de diversification économique et de stabilité sociale.
Un dispositif encadré par appel à concurrence
Pour cette première phase, une enveloppe pilote de 5 milliards FCFA a été mobilisée. Les établissements financiers appelés à en bénéficier seront sélectionnés à l’issue d’un appel à manifestation d’intérêt, dont le lancement est annoncé à court terme. Selon le communiqué de la CDEC, cette démarche s’inscrit dans la mise en œuvre des « très hautes directives » du président de la République formulées lors de sa prestation de serment du 6 novembre 2025.
Un repositionnement stratégique de la CDEC
Au-delà de cette opération, la signature marque une évolution du rôle de la CDEC. Longtemps perçue comme un simple gestionnaire de dépôts, l’institution affirme désormais son positionnement comme outil de financement des politiques publiques. En s’appuyant sur l’expertise de l’AGF en matière de garantie de crédit, elle cherche à lever les contraintes de financement et à mieux orienter les ressources vers l’économie réelle.
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