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Projets intégrateurs : la Cemac collecte 2 492,6 milliards de FCFA

C’est le montant collecté par les six états de la Cemac à l’issue des travaux de la table ronde pour le financement de 11 projets intégrateurs de la sous-région, qui ont eu lieu dans la capitale française. Cette enveloppe dépassant alors de 287,6 milliards la somme sollicitée au départ.

Du 16 au 17 novembre 2020, s’est tenue à Paris la table ronde pour le financement des 11 projets intégrateurs de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac). Placée sous le haut patronage de Denis Sassou Nguesso, président de la République du Congo. Durant deux jours, les mandataires de la Cemac ont collecté la coquète somme de 2 492,6 milliards de FCFA (3,8 milliards d’euros), au-dessus des 2 205 milliards de FCFA de départ que sollicitaient les 6 états de la Cemac. Ceci, en vue de la réalisation ou la finalisation d’infrastructures de connexion entre les pays de la sous-région. Ceci dans les domaines tels que : la facilitation du transport et des échanges, la production et l’interconnexion des réseaux électriques et de communications, la construction du marché commun et la diversification économique et enfin le capital humain. Pour mémoire ces projets ont été arrêtés par les six chefs d’Etats de la Cemac lors du sommet extraordinaire du 22 novembre 2019 qui s’est tenu à Yaoundé. Ils ont pour objectif d’accélérer le renforcement de l’intégration économique et du développement de la sous-région.

Lire aussi : Cemac : la part du Cameroun dans les projets intégrateurs

La Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale (Bdeac), institution mandataire pour mobiliser la communauté des bailleurs de fonds pour les financements recherchés, indiquait à cet effet que : « l’enveloppe nécessaire au financement des projets intégrateurs est estimée à 4 074,64 millions d’euros soit 2 670,28 milliards de FCFA. Sur ce montant 709,92 millions d’euros (environ 465,24 milliards de FCFA) soit 17,4% du coût total, ont déjà été mobilisés. La Communauté sollicite donc auprès des partenaires techniques et financiers un montant de 3 364,72 millions d’euros, soit 2 205,04 milliards de FCFA pour couvrir le gap de financement ».

Les fonds collectés à l’issu de cette table ronde, proviennent alors de 13 partenaires techniques et financiers de la Cemac. Notons que c’est depuis le début de l’année, que les pays de la Cemac se sont engagés à mobiliser les financements en question. A cet effet, une mission de la Cemac conduite par Gilbert Ondongo, ministre d’Etat, ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Portefeuille public de la République du Congo et président du comité de pilotage du Programme de réformes économiques et financières (Pref-Cemac), s’était rendue auprès de partenaires au développement tels que la Banque islamique de développement, Dubaï Port Authority, Millenium Finance corporation, l’Agence française de développement en début d’année. Sur cette même lancée, elle s’est aussi rendue à la 4e édition du Paris Infraweek qui se tenait dans la capitale française du 5 au 9 octobre 2020.

Lire aussi : Zone Cemac : les 6 états continuent la quête pour le financement des projets intégrateurs

Les projets

Les projets intégrateurs dont il est question font partie d’un ensemble de 84 projets du Programme économique et régional (PER) 2017-2020. Selon la Commission de la Cemac « Les 11 projets intégrateurs prioritaires qui ont été choisis pour cette table ronde ont été choisis pour leur haut degré de maturité et de préparation ». Ils portent sur la construction d’un pont sur le fleuve Ntem et facilitation du transport, et de la sécurité routière sur la route transnationale Kribi-Campo-Bata reliant le Cameroun et la Guinée Équatoriale ; la construction de la voie express Lolabé-Campo (40 km) entre le Cameroun et la Guinée Equatoriale ; la construction des tronçons manquants (179 km) de la route Ndendé-Dolisie du corridor Libreville-Brazzaville ; la construction de la route Kogo-Akurenam (230 km) pour relier le Sud-Est de la Guinée Equatoriale au Gabon ; le corridor Brazzaville-Ouesso-Bangui-Ndjamena (Congo-Centrafrique-Tchad) ; l’aménagement hydroélectrique de Chollet et des lignes électriques (Cameroun-Congo-Gabon-Centrafrique) ; l’interconnexion des réseaux électriques Cameroun-Tchad ; l’interconnexion du Cameroun avec les pays de la Cemac par la fibre optique ; la construction du port sec de Beloko (Corridor Douala-Bangui) ; la construction du port sec de Dolisie (Corridor Gabon-Congo) et l’université inter-Etats Cameroun-Congo. Parmi ces projets, certains ont déjà étés réalisés à l’instar de l’université inter-états qui a accueilli ses premiers pensionnaires pour l’année académique 2019-2020.

Lire aussi : La Cemac explique la réduction du portefeuille des projets communautaires

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