Attendue depuis février dernier, la clôture financière relative au financement du projet de construction de sept ponts au Gabon a été atteinte, selon les informations du constructeur belge Besix. Même si la source ne révèle pas pour l’instant le montant du marché, elle précise que, ce closing financier marque le début d'un contrat de 36 mois entre le ministère gabonais des Travaux publics et le consortium conduit par Besix.
« Ce projet prévoit la construction de deux ponts aériens de 200 mètres de long à Libreville, la capitale gabonaise, et d'un pont de remplacement en acier de 200 mètres de long sur le fleuve Abanga à Ebel, une ville située sur la route transgabonaise. Cela permettra de décongestionner des zones cruciales pour les soins de santé, l'éducation et l'accès à la capitale. Il y aura également quatre passerelles piétonnes à Libreville, destinées à améliorer la sécurité des piétons aux abords des écoles et des marchés », apprend-on.
Besix, basée à Bruxelles, en tant que chef de file du consortium, réalisera tous les travaux de génie civil et les installations. La société française Matière, par l'intermédiaire de sa filiale Metallic Bridges of Belgium, fournira toutes les structures métalliques, dont certaines utiliseront son système breveté « Unibridge ». Les deux entreprises ont déjà travaillé en partenariat sur le « Pont de l'Enfance » et le « Pont Mungo » au Cameroun.
Quentin Olivier, directeur du développement commercial de Besix, a déclaré : « En tant que chef de file du consortium, Besix a activement soutenu le gouvernement gabonais dans l'obtention du financement. Cela a impliqué une collaboration avec l'agence belge de crédit à l'exportation Credendo et les partenaires financiers de longue date de Besix. Le Gabon peut également compter sur l'expertise combinée de Besix et de Matière en matière de conception pour ce projet d'infrastructure crucial. Nos équipes sont impatientes de se mobiliser et de donner vie à ce projet ».
Le contrat a été signé en février dernier, mais le début des travaux a été retardé pendant que le gouvernement gabonais mettait en place le financement nécessaire. Besix a déclaré que le projet apporterait des « avantages économiques et de développement substantiels » au Gabon.

