Conjoncture

Le Cameroun améliore ses indicateurs en infrastructures, selon l’Indice Mo Ibrahim

C’est ce que révèle la fondation du célèbre économiste africain dans son rapport 2019 sur la gouvernance en Afrique, publié en ligne mardi.

Dans son rapport sur la gouvernance en Afrique, publié ce mardi 15 octobre, la Fondation Mo Ibrahim informe que le Cameroun figure parmi les pays africains ayant amélioré leurs indicateurs dans la sous-catégorie « environnement favorable pour le développement des infrastructures ». Ainsi, peut-on lire dans le document, « depuis 2014, la Guinée (+18,6), Zimbabwe (+13,9) et le Cameroun (+6,9) sont les pays les plus améliorés de cet indicateur, alors que la Mauritanie (-16,3), la Tanzanie (-4,7) et la Gambie (-4,7) ont eu les plus grandes dégradations».

Cependant, note l’Indice Mo Ibrahim, la trajectoire du Cameroun dans l’indicateur « sécurité nationale » se détériore.  « Le Kenya, lÉgypte, le Tchad et le Cameroun sont les quatre pays qui ont connu les plus grandes récessions (-44.5 chacun) ». Poussé par 21 pays, la détérioration de la baisse moyenne africaine de -1,6 dans l’indicateur « absence de violence par les acteurs non étatiques », indique que la participation des acteurs non étatiques dans des événements violents a augmenté entre 2014 et 2017. La dernière année de référence a été le pire sur la période, le score le plus bas dans cette période étant de 79,0. En tout, 18 pays se sont améliorés depuis 2014, avec la RCA (49,8), le Soudan (33,6) et l’Egypte (25,8) montrant les plus grandes améliorations, mais tous d’un niveau bas, tandis que sur les 21 pays qui ont diminué Burundi (-67,7), Mali (-39,0) et Cameroun (-27,7), ont connu la plus forte détérioration.

Par ailleurs, au niveau continental, la Fondation Mo Ibrahim regrette le manque de données statistiques disponibles au niveau des Etats, ce qui rend impossible la mise en œuvre de solutions efficaces pour faire face aux défis identifiés. Aussi, elle préconise une utilisation de données fiables pour la gouvernance afin de garantir un développement inclusif. « Près de la moitié des objectifs de l’Agenda 2063 ne sont pas directement quantifiables et jusqu’à présent, moins de 20% disposent d’un indicateur permettant de mesurer les progrès accomplis. En moyenne, moins de 40% des indicateurs relatifs aux ODD disposent de suffisamment de données pour suivre avec précision les progrès réalisés sur le continent », indique le rapport.

Pour sa part, le président de la Fondation, Dr Mo Ibrahim, se félicite des efforts continus pour améliorer la gouvernance, essentiel dans l’atteinte des objectifs de développement durable et des objectifs de l’Agenda 2063. « Cependant, nous sommes profondément préoccupés par l’incapacité de suivre avec précision les progrès accomplis par rapport à ces objectifs sur le continent. Les données constituent une base essentielle pour une élaboration de politique et une mobilisation des ressources efficaces. Sans données, nous conduisons à l’aveugle – les politiques sont mal orientées et les progrès sur la voie du développement sont ralentis. Nous devons tous agir de manière urgente pour combler le fossé des données», si nous voulons réellement ne laisser personne pour compte », conclut-il.

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