Politiques Publiques

Le Cameroun, désormais actionnaire de l’ACA

Suite à une convention de 7,4 milliards de FCFA, signée le 9 mars entre le ministre en charge de l’économie et la Banque européenne d’investissement, le Cameroun bénéficie d’une garantie pour accès au crédit de l’agence.

Ladite convention de prêt a été signée par le ministre de l’Économie, de la planification et de l’aménagement du territoire (Minepat), Alamine Ousmane Mey, et le chef de la représentation régionale de la Banque Européenne d’Investissement au Cameroun, Nikolaos Miliantis.

Par ces actes, la BEI accorde un prêt de 7,4milliards de FCFA au Cameroun pour la prise en charge de sa contribution au capital/action de l’Agence pour l’assurance du commerce en Afrique (ACA). Cette dernière est une organisation multilatérale qui offre aux États africains qui en sont membres, des produits d’assurance contre les risques d’investissement et commerciaux. « Ceci va permettre aux opérateurs dans le cadre de la couverture de leurs opérations d’investissement, d’avoir une couverture sur le risque commercial, le risque politique », a précisé Alamine Ousmane Mey.

Désormais, le Cameroun jouit de la posture d’actionnaire au sein de cette agence. Un tel statut, au-delà d’être favorable à l’attraction des investisseurs, contribuera à l’amélioration de l’attractivité auprès du système financier national et international. Les avantages prennent effet à l’immédiat pour la partie camerounaise.

Celle-ci « va avoir accès à de nouveaux instruments financiers qui n’existaient pas avant sur le marché camerounais. Avec ces instruments, les secteurs, privé et public vont pouvoir mobiliser des financements pour des projets d’investissement à des conditions d’endettement favorables », a relevé Cyprien Sakubu, secrétaire général de l’ACA.

Selon le Minepat, « l’ensemble des instruments que le Cameroun met en place vise à améliorer le climat des affaires, donner des instruments de rehaussement de la qualité du risque auprès de nos différentes entreprises et faciliter la prise de risques par les opérateurs tant à l’intérieur qu’à l’extérieur ». Les secteurs des énergies renouvelables, des transports, de l’exportation et de la construction sont les plus enclins à bénéficier des retombées de ce nouvel outil.

Comme l’a expliqué Cyprien Sakubu, cette adhésion du Cameroun est une aubaine pour l’accès au crédit pour les entreprises, pour la mobilisation des financements par l’État à des conditions plus intéressantes, au reprofilage de la dette du Cameroun dans le but de la rendre soutenable.  

[author title=”La Rédaction EcoMatin” image=”http://”][/author]

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