Le Cameroun a procédé à une extension de 100 millions de dollars (environ 56,33 milliards FCFA) de son émission obligataire internationale réalisée en janvier 2026, portant à 850 millions de dollars le montant total mobilisé sur cette ligne arrivant à échéance en 2033, selon les informations de EcoMatin. Cette opération correspond à une réouverture de la ligne existante (« tap issuance ») du placement privé initial de 750 millions de dollars conclu fin janvier auprès d’investisseurs institutionnels internationaux au taux en euros de 7,79%.
Elle intervient à la suite de sollicitations de certains investisseurs, qui ont manifesté leur intérêt pour participer à l’opération à des conditions financières « plus favorables » que celles du placement initial, indique la source. « Au regard de cet intérêt additionnel du marché et des conditions améliorées proposées, il a été jugé opportun de procéder à une réouverture de la ligne existante afin de mobiliser des ressources supplémentaires tout en optimisant le coût de financement pour l’État ». Les résultats restent attendus.
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Ce mécanisme permet à l’État de renforcer une émission déjà existante sans lancer un nouvel instrument financier, une approche qui réduit les coûts d’émission et simplifie la structuration de l’opération. Elle s’inscrit dans une stratégie de « gestion active et opportuniste de la dette », visant à tirer parti des fenêtres favorables sur les marchés internationaux.
L’émission initiale de janvier, arrangée par Citigroup, JP Morgan et Cygnum Capital, avait attiré une large base d’investisseurs institutionnels, notamment BlackRock, Goldman Sachs Asset Management, Wellington Management, T. Rowe Price ou Franklin Templeton. La demande globale s’était élevée à près d’un milliard de dollars, pour un montant initialement recherché de 600 millions de dollars, selon le ministère des Finances.
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Cette opération s’inscrit dans le retour progressif des États africains sur les marchés internationaux de la dette en 2026, dans un contexte de détente relative des primes de risque et de regain d’appétit des investisseurs pour les actifs émergents. Depuis le début de l’année, plusieurs pays, dont le Kenya, la Côte d’Ivoire, le Congo et le Bénin, ont également réalisé des émissions souveraines en devises.
Noté B- par S&P Global Ratings et B par Fitch, le Cameroun reste classé dans la catégorie spéculative. Les ressources mobilisées doivent notamment contribuer à l’apurement des arriérés intérieurs et au financement de projets prioritaires inscrits dans le budget 2026, conformément aux orientations fixées par le gouvernement.
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