Au Cameroun, deux livraisons de 50 000 tonnes de sel brut au total, sont attendues au Port Autonome de Douala (PAD) sont attendues sur les trois prochaines semaines. Une sortie officielle du Ministre du Commerce, Magloire Mbarga Atangana indique que dès ce 27 janvier 2026, le PAD va réceptionner le navire Mv Paragon en provenance du Brésil.
« Ce navire transporte dans ses flancs 25 000 tonnes de sel brut qui viendront alimenter les unités de transformation locales. Les opérations de déchargement de cette importante cargaison débuteront mercredi 28 janvier » a-t-il déclaré. Le 15 février prochain, un deuxième navire de la même contenance accostera en provenance de la Namibie. « Une fois raffinées, ces quantités permettront de satisfaire amplement la demande intérieure et de maintenir la stabilité des prix à la consommation » a ajouté le ministre.
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Ces prévisions ont été fournies par les professionnels de l’importation et du raffinage du sel, en réponse à l’interpellation du MinCommerce quelques jours avant, sur la situation du marché national. Dans leur réaction, les opérateurs reconnaissent une légère tension sur les précédentes semaines. Selon eux, celle-ci relève davantage d’un « phénomène conjoncturel lié aux perturbations du transport maritime international » ont-ils affirmé.
Le secteur a en effet subi les effets d’un transport maritime mondial en crise, caractérisé par la raréfaction des navires disponibles et l’augmentation des coûts de fret. L’Etat lui, avec l’arrivée des deux prochains stocks, se réjouit une situation désormais maitrisée. « Les consommateurs camerounais peuvent dormir sur leurs deux oreilles. L’approvisionnement en sel raffiné, produit de consommation courante indispensable dans tous les ménages, ne connaîtra aucune rupture » rassure Luc Magloire Mbarga Atangana.
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Une annonce qui suscite tout de même des interrogations quand on considère que la satisfaction des ménages doit impérativement passer par un ravitaillement extérieur. Au détriment d’une production locale encore insuffisante, ces importations en plus, coûtent cher à l’économie nationale, elle-même victime d’un marché international de plus en plus aléatoire.

