Dans le cadre de la phase 2 du Projet d’appui au développement des filières agricoles (Padfa II), co-financé par l’État et le Fonds international de développement agricole (FIDA), le Cameroun peaufine actuellement un projet de construction de six unités de production de charbon écologique et d’équipements d'étuvage. C’est ce que révèle un appel d’offres que vient de lancer le gouvernement, à l’effet de recruter des prestataires devant fournir les équipements nécessaires à l’installation de ces infrastructures.
Il s’agit des compacteurs électriques, des broyeurs, des malaxeurs, des fours de carbonisation, des claies de séchage, des étagères, des cuves de cuisson rotatives, ainsi que du matériel de manutention et de conditionnement.
Lire aussi : Le Cameroun capte plus de 8 milliards pour développer 4 projets agricoles à fin juin
A cet effet, les soumissionnaires intéressés doivent déposer leurs offres « au plus tard le 08 avril 2026 à 13 heures précises » à la cellule de passation des marchés du Padfa II, située à Yaoundé au quartier Bastos. Les unités de production en gestation seront mis à disposition de plusieurs coopératives agricoles situées dans les régions du Nord et de l’Extrême-Nord. Parmi les bénéficiaires figurent notamment « les coopératives SOCCAPORAL, basée à Lagdo dans la Bénoué, SOCOOPRORAMOU à Dourbeye dans le département du Mayo-Louti, ainsi que TPA-COOP à Yagoua/Bidim et TAPAITOUAYA VELE dans le département du Mayo-Danay ».
Lire aussi : Import-substitution : le Cameroun a besoin de 218 milliards de Fcfa pour désenclaver les bassins agricoles
La mise en place de ces unités de production de charbon écologique pourrait également contribuer à la réduction des émissions de gaz à effet de serre liées à la cuisson domestique. Fabriqué à partir de résidus agricoles, ce combustible permet de valoriser les déchets biomasse tout en limitant l’utilisation du bois. Selon le 2e rapport de la Contribution Déterminée au Niveau National, la production d’une tonne de charbon écologique peut préserver environ deux tonnes de bois et permettre de séquestrer près de 3 tonnes de CO₂, contribuant ainsi à réduire la pression sur les ressources forestières et l’empreinte carbone liée à l’énergie de cuisson.

