Politiques Publiques

Le Cameroun veut rationaliser ses contributions financières dans les organismes internationaux

Alors que le volume de ses charges s’élève à 10 milliards de FCFA chaque année, le gouvernement veut réduire les adhésions du pays aux organisations internationales histoire de limiter ses cotisations.

« Nous sommes à une période de crise. Cela veut dire que nous avons des exigences extrêmement fortes en matière de finances publiques. Pour ce qui est donc de notre participation et de notre adhésion à ces organisations internationales, nous avons presque 10 milliards de FCFA à payer chaque année. Nous pensons qu’une rationalisation devrait se faire ». Cette prescription du ministre des Finances (Minfi) a été indiquée le 23 janvier 2020 à Yaoundé, au cours du Conseil de cabinet présidé par le Premier ministre, Joseph Dion Ngute.

En faisant l’état des lieux des adhésions du Cameroun dans les organisations internationales, Louis Paul Motaze a relevé que les principales contraintes inhérentes au paiement des contributions dues aux organisations internationales se rapportent notamment à l’absence de données relatives à la domiciliation bancaire et à la localisation de certains organismes bénéficiaires de même que la communication tardive des informations concernant les modifications des montants des contributions statutaires par les organes délibérants de ces organismes.

« Nous avons créé une plateforme entre le ministère des Finances et le ministère des Relations extérieures. Il s’agit de savoir quand est-ce qu’on y a adhéré et quelle en est l’importance. Une organisation peut être importante, mais le problème peut être au niveau de l’opportunité. Donc, nous avons fait des propositions pour que chaque département ministériel s’engage à nous dire dans quelle organisation internationale il pense que nous devons être membre ; dire quelle est son importance et quelles sont les contributions que nous devons payer (…) Il faut rationaliser tout cela », a-t-il confié.

Le Cameroun reçoit de nombreuses requêtes transmises par des organisations internationales pour réclamer d’importants arriérés. Cette situation perturbe, selon le gouvernement, l’exécution du budget de l’État et dégrade l’image du pays. En mars 2019, le pays a par exemple été suspendu de l’Organisation mondiale du Commerce (OMC) pour n’avoir pas honoré ses cotisations à hauteur de 180 millions de FCFA.

Afficher plus

Articles Liés

Bouton retour en haut de la page
Fermer

Adblock détecté

S'il vous plaît envisager de nous soutenir en désactivant votre bloqueur de publicité. Merci pour votre compréhension!