Mines et énergies
A la Une

Le chinois Sinosteel décroche le permis d’exploitation du minerai de fer de Lobe à Kribi

La convention signée le 06 mai 2022 par le Minmidt et la société chinoise Sinosteel Corporation via sa filiale camerounaise a pour principal objet de préciser les droits et les obligations des deux entités dans le cadre de l’exploitation industrielle du minerai de fer de Lobe à Kribi, Département de l’Océan, Région du Sud.

L’Etat du Cameroun représenté par le ministre des Mines, de l’Industrie et du Développement Technologique (Minmidt), Gabriel Dodo Ndoké a signé avec le chinois Sinosteel Corporation le 06 mai 2022 à Yaoundé, une convention minière relative à l’exploitation industrielle du minerai de fer de Lobe, dans les Arrondissements de Kribi II et Campo, Département de l’Océan, Région du Sud. Cet accord de convention a pour principal but de présenter les droits et les obligations des deux partenaires sur ledit projet, sur une période de 20 ans à compter de la date d’attribution du permis d’exploitation. Sinosteel Corporation via sa filiale camerounaise Sinosteel Cam S.A a obtenu en 2017 son permis de recherche n° 154 dénommé Lobe, dont les résultats font état d’un domaine de 20 km de long avec une réserve totale évaluée à 632,8 millions de tonnes de fer.

Lire aussi : Fer de Mbalam : Sundance annonce une « première victoire » sur le Cameroun

A travers l’exploitation de ce minerai, l’État du Cameroun devrait engranger des revenus annuels de 23 milliards de Fcfa. Cette enveloppe dont « les  droits et obligations attribue à l’Etat, 10 % des actions, à titre gratuit, libres de toutes charges des impôts »,  (selon la disposition du Code minier de 2016) est constitué des revenus destinés au titre de la taxe ad valorem qui s’élèvent à 14 milliards de Fcfa ; aux droits de la concession domaniale à hauteur de 13,8 millions; au fonds de développement du secteur minier (8 millions); au compte spécial de développement des capacités locales (1,4 milliards) ; à 1% de la part de l’Etat issue du partage de production de concentré de fer (2,8 milliards) ; à la taxe à l’exportation qui est de 4,7 milliards de Fcfa.

Lire aussi : Secteur minier : la Cemac veut créer un pôle métallurgique unique 

Quant à la communauté locale impactée par le projet, elle bénéficiera d’un appui d’environ 4,9 milliards, répartis en 2 lots. 3,5 milliards de Fcfa représentant la quote-part de la taxe ad valorem au profit des Communes impactées et 1,4 milliard de francs au compte spécial de développement des capacités locales, injectés pour la mise en œuvre du contenu local.

Lire aussi : Exploitation des mines : ces juniors minières qui vendent du bluff au Cameroun

D’après la convention, la mise en exploitation de cette réserve devrait aboutir à l’extraction par l’entreprise de 10 millions de tonnes de minerai par an à 33%, pour ensuite l’enrichir afin de produire 04 millions de tonnes de concentré de haute teneur en fer à plus de 60%. Par ailleurs, le partenariat envisage l’exportation du fer après une première transformation en pellets.

Retombées socio-économiques

Outre la création de plus de 600 emplois directs et 1000 emplois indirects des jeunes camerounais, ladite convention entend dès son démarrage, générer une forte contribution à l’économie nationale. Elle envisage également le développement des infrastructures, le brassage de populations camerounaises venant de divers horizons, le transfert de technologie et l’instauration des stages en alternance pour les étudiants, le développement de la zone de projet, l’augmentation du pouvoir d’achat des collectivités locales, l’acquisition d’une première expérience minière camerounaise et l’attrait d’autres investisseurs miniers (aussi bien expatriés que nationaux).

Afficher plus

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page