En pleine révision de son code minier la République du Congo presse l’Algérie d’accélérer leur coopération dans l’exploitation des ressources naturelles. Le 25 novembre, le ministre congolais des Industries minérales et de la Géologie, Piar Oba, accompagné de l’ambassadeur Enias Ngakala, a été reçu au siège du groupe public algérien Sonarem par son directeur général par intérim, Reza Belhaj. Brazzaville a appelé à « ouvrir des horizons plus accueillants pour la coopération » et s’est dit intéressé par l’expertise algérienne en matière de recherche, d’exploration et de transformation minière.
En effet, les autorités congolaises, encouragent Alger à faciliter l’aboutissement des termes du protocole de coopération minière signé le 14 novembre 2024 entre les deux pays, couvrant la géologie, la cartographie, l’évaluation économique des gisements et l’accompagnement technique. Alors que le diplomate congolais a qualifié de « lent » le dialogue stratégique entre les parties, Piar Oba a martelé au cours de la réunion que ce protocole marque « un accord qui reflète la volonté commune des deux pays de développer un partenariat actif dans ce secteur vital. », précise Sonarem.
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Cette démarche intervient alors que Brazzaville cherche à moderniser son cadre réglementaire pour attirer davantage d’investissements miniers, sécuriser les titres, renforcer la transformation locale et intégrer des mécanismes de contenu local. Le 3 novembre, un projet de loi remplaçant le code minier de 2005 a été adoptée par le conseil des ministres du Congo. Ce nouveau cadre prévoit, entre autres, un régime de partage de production, l’ouverture obligatoire de 10 % du capital des sociétés minières de droit congolais, un compte séquestre logeant 30 % des fonds destinés aux projets miniers, un cadastre modernisé, un permis d’exploitation à petite échelle et le renforcement du Centre de recherches géologiques et minières.
Depuis 2005, plus d’une centaine d’autorisations de prospection et une cinquantaine de permis de recherche ont été octroyés au Congo, couvrant l’or, le fer, la potasse, coltan, l’uranium, le lithium et d’autres substances industrielles. En zone Cemac, la dynamique de coopération avec l’Algérie dépasse le seul Congo : le Tchad a également engagé des pourparlers avec Sonarem afin de bénéficier de son expertise pour cartographier, encadrer et monétiser son sous-sol encore largement sous-exploré, signe d’un intérêt régional croissant pour les compétences techniques algériennes dans la mise en valeur des ressources minières africaines.
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