La République du Congo a levé 700 millions de dollars (environ 386,56 milliards FCFA) sur les marchés internationaux à travers une offre publique d’obligations internationales (eurobonds), marquant son retour officiel sur le marché mondial des capitaux après plusieurs années de restructuration et de tensions sur sa dette. L’obligation, d’une maturité de 10 ans, porte un coupon de 9,5 %. Le remboursement du principal interviendra par amortissement en cinq tranches annuelles égales à partir de janvier 2031, selon un communiqué du ministère des Finances.
L’opération, pilotée par Citigroup en qualité de chef de file, a enregistré un carnet d’ordres dépassant 2 milliards de dollars, avec la participation de plus de 100 investisseurs, permettant une compression du rendement de 37,5 points de base lors de la fixation des conditions finales. Les autorités indiquent également que le rendement obtenu est inférieur de plus de 200 points de base à celui des opérations de placement privé réalisées fin 2025.
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Selon les autorités, les fonds mobilisés serviront principalement à financer une offre publique de rachat partiel de l’obligation internationale arrivant à échéance en 2032 ainsi qu’au remboursement de lignes de dette du marché sous-régional arrivant à maturité en mars 2026. Le gouvernement présente ainsi cette transaction comme une opération de gestion active de la dette, destinée à allonger la maturité moyenne du portefeuille et à réduire les risques de refinancement à court terme, plutôt qu’un recours à un endettement additionnel pour financer de nouvelles dépenses.
« Cette opération marque le passage du Congo à une nouvelle étape de sa stratégie de financement », a déclaré le ministre des Finances, Christian Yoka, évoquant un vote de confiance des investisseurs internationaux. Le Congo demeure toutefois noté CCC+ par Fitch et Standard & Poor’s, une catégorie hautement spéculative qui reflète les vulnérabilités persistantes du pays, notamment sa forte dépendance aux recettes pétrolières et un historique récent de restructuration de dette.
Le Congo devient ainsi le deuxième pays subsaharien après le Cameroun et le Bénin à réaliser une émission obligataire internationale. Toutefois, le coupon élevé de 9,5 % traduit une prime de risque exigée par les investisseurs pour financer la signature congolaise, dans un environnement encore marqué par la volatilité des marchés émergents.
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