La société française SAS Manta, à travers la Confédération des Chocolatiers et Confiseurs de France, va construire une usine de fabrication de chocolat camerounais. La cérémonie de pose de la première pierre de cette infrastructure s’est tenue le 31 mai 2024 sous la houlette du ministre camerounais du Commerce Luc Magloire Mbarga Atangana. Cette usine qui s’étendra sur environ six hectares sera opérationnelle d’ici juin 2025. Situé dans la Commune d’Obala dans la région du Centre, ce projet est d’une valeur estimée à environ 1,5 million d’euros soit près d’un milliard de Fcfa.
Selon le membre du gouvernement, le projet est en discussion depuis août 2017. Il entre en droite ligne avec la Stratégie nationale de développement 2020-2030 (SND30). « La première visite officielle d’une délégation de chocolatiers de ladite Confédération au Cameroun s’est tenue en 2017, poursuivie le 7 novembre par la signature d’un protocole d’Accord, portant sur l’amélioration qualitative et gustative du cacao du Cameroun en vue de sa valorisation sur le marché international en droite ligne des prescriptions du président de la République », confie Luc Magloire Atangana. Ainsi, à travers cette chocolaterie d’une capacité de production de 100 tonnes par mois. « Le cacao rouge du Cameroun est un cacao de qualité. Nous comptons nous déployer ici afin de valoriser ce cacao à l’international. Dès que les travaux seront achevés, nous allons apporter de nombreux emplois pour les jeunes de ce pays », rapporte Olivier Bordais le promoteur-président de la société SAS Manta.
Il convient de relever que le projet est initié dans un contexte où la production nationale est en baisse. Selon des données fournies par l’Office national du cacao et du café (Oncc), la production nationale a culminé à 262 112 tonnes durant la campagne 2022- 2023. Ce qui correspond à une baisse de 33 051 tonnes, soit 11,2%, en comparaison avec les 295 163 tonnes de production commercialisée enregistrée au terme de la campagne 2021-2022. Malgré l’emblie du prix des fèves (Plus de 5 000 Fcfa le kg), le pays est toujours loin d’atteindre les perspectives que vise le guichet producteur à l’horizon 2030 soit 640 000 tonnes.

