Chargement des breaking news...
ConjonctureEecomembre

Le Gabon annonce la dissolution de la Société de transformation agricole et de développement rural

Elle sera remplacée par une nouvelle dénommée Société pour l'agriculture et l'élevage du Gabon.

Publiée mercredi 15 mai 2024 à 17:37:06Modifiée mercredi 15 mai 2024 à 17:39:55Temps de lecture 2 minPar Simon Pierre Mbarga

La page de la Sotrader bientôt définitivement tournée

Le gouvernement gabonais réunit en conseil des ministres le 14 mai à Libreville, a approuvé le projet de dissolution de la Société de transformation agricole et de développement rural (Sotrader SA) au bénéfice d’une nouvelle entité dénommée « Société pour l'agriculture et l'élevage du Gabon » (SAEG). « La SAEG, dont le capital social est entièrement détenu par la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC), bénéficiera d'une existence juridique propre. Cette création s'inscrit dans le cadre de la dissolution anticipée de la Sotrader SA, décidée par ses actionnaires lors d'une assemblée générale », lit-on dans le communiqué final dont EcoMatin a obtenu copie. Toujours selon ce document, cette nouvelle société, qui succède à la Sotrader SA, a pour objectif de dynamiser les secteurs de l'agriculture et de l'élevage au Gabon.
Pour l’heure, la date de création formelle de la SAEG n’a pas été indiquée. Il n’y a également pas encore d’informations pour ce qui concerne son capital.

La dissolution annoncée de la Sotrader est le symbole même d’une entreprise publique lancée à coups milliards de Fcfa en 2015 qui n’a pas du tout marché. Née d’un partenariat public privé (PPP) entre l’État gabonais détenteur de 51% du capital et la société OLAM 49%, Sotrader S.A vivotait. En janvier 2019, la structure a même changé de configuration pour donner place à deux entités : Sotrader Cultures vivrières S.A dont le capital est entièrement détenu par la Caisse des dépôts et consignations (CDC) et Sotrader Graine entièrement détenue par le groupe singapourien Olam.

Seulement, lors d’une visite en avril dernier sur le site de la Sotrader à Ntoum, à 40 Km de Libreville, le Premier ministre de transition, Raymond Ndong Sima, a découvert que l’entreprise était dans un état de délabrement très avancé. Le chef du gouvernement a trouvé des silos pour préparer la provende en piteux état. Dans les ateliers, certains matériels non déballés rouillaient déjà. Des chambres froides étaient même encore dans leurs emballages d’usine. Les tracteurs et autres matériels devant servir à labourer le sol étaient dans la broussaille, de même que des charrues.

La Sotrader était endettée. Curieusement, en 2017, le gouvernement a annoncé l’annulation totale de la dette des coopératives vis-à-vis de la Sotrader sans en dévoiler le montant. Mais l’on sait que, dans le cas seulement de l’Ogooué Ivindo, cette Société, dont le rôle était d’aider dans le planting et la commercialisation des produits, a versé en 2016, près de 70 millions de FCFA chaque mois (près d’un milliard de FCFA en une année : Ndlr), à 170 coopératives, en attendant de procéder au recouvrement au moment des retombées financières des premières récoltes. Cet investissement est perdu.

Cet article est réservé aux abonnés.

Cet article nécessite un abonnement EcoMembre pour y accéder.

Contactez le service client
Recevez notre briefing économique et financier tous les jours avant 10 heures.

En vous inscrivant à la newsletter, vous acceptez de recevoir nos communications. Vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Dans la même catégorie

Articles similaires

Actuellement en kiosque

Les plus lus

1
2
3
4
Recevez notre briefing économique et financier tous les jours avant 10 heures.

En vous inscrivant à la newsletter, vous acceptez de recevoir nos communications. Vous pouvez vous désabonner à tout moment.

EcoMatin SRL : BE1003.413.035

Avenue Louise 523, 1050 Ixelles

© Copyright EcoMatin 2026. Tous droits reservés.