Avec l’appui de la Banque africaine de développement (BAD), le ministre gabonais de l’Économie et des Participations, Mays Mouissi, a lancé le 15 juillet dernier plusieurs appels d’offres destinés à dynamiser l’industrie minière nationale. L’un d’eux porte sur le recrutement d’un cabinet dont la mission sera « La rédaction des textes d’application de la loi N° 037/2018 du 11 juin 2019 portant règlementation du secteur minier en République gabonaise ». Selon l’avis à manifestation d’intérêt, les services prévus au titre de ce contrat comprennent l’appui à la mise en place d’un cadre réglementaire qui présente, de façon plus explicite, les opportunités et les avantages à investir dans le domaine minier gabonais.
Concrètement, le prestataire retenu devra, sur une durée de 6 mois, recenser le nombre de textes règlementaires, classer par types (décisions, arrêtés, décrets), concevoir et rédiger lesdits textes, organiser un atelier de restitution des textes à l’endroit de l’administration des mines et des autres parties-prenantes. Les cabinets intéressés ont jusqu’au 24 septembre prochain pour soumissionner. Cet appel d’offres traduit clairement la volonté des autorités gabonaises de mettre en place un cadre réglementaire incitatif pour attirer les investisseurs miniers à venir développer le riche potentiel du pays. Alors que la richesse du sous-sol gabonais ferait rêver plus d’un, le secteur minier est principalement centré sur l’exploitation du manganèse. Il représente approximativement 6% du PIB et des exportations du pays.
En dehors du manganèse, le Gabon exploite en petites quantités de l’or, n’en produisant annuellement que 2 tonnes. Ce volume est principalement issu des opérations de la société marocaine Managem, le reste étant attribuable aux mineurs artisanaux. Le Gabon a un très fort potentiel minier avec plus de 900 sites miniers potentiels. Outre le manganèse et l’or, le Gabon a un très fort potentiel minier avec plus de 900 sites miniers potentiels encore inexplorés. L’enjeu est aussi de réduire la dépendance à la manne pétrolière qui représente le poumon de l’économie de ce pays d’Afrique centrale.
Outre la mise en place de nouveaux instruments juridiques, Mays Mouissi a également lancé trois autres appels d’offres portant notamment sur la mise en place au sein du Ministère des Mines, d’un service géologique national et d’un centre de promotion et de facilitation des projets miniers (Ceprofam). Libreville compte également recruter un cabinet pour renforcer les capacités des personnels de l’administration des mines. « De manière spécifique, il s’agira de dispenser des formations dans les domaines de fiscalité minière et administration fiscale ; les encadrements légaux et conventions minières ; l’économie minière… La durée prévue pour le renforcement des capacités est de trois mois calendaires.

