Le Gabon veut se doter d’une unité spéciale de sécurisation et du contrôle du secteur des hydrocarbures, selon l’une des résolutions du conseil des ministres présidé le 14 mai à Libreville, par le chef de l’Etat, Brice Clotaire Oligui Nguema. « Cette unité a pour missions de garantir la sécurité des infrastructures vitales dans le secteur des hydrocarbures et de contribuer à la lutte contre le trafic de produits prohibés en zone maritime, forestière et sur les sites pétroliers », peut-on lire dans le communiqué final des travaux.
Le gouvernement gabonais envisage de créer une unité spéciale de sécurisation du secteur des hydrocarbures dans un contexte où le pays fait face régulièrement aux pénuries de carburant et des accidents sur les sites pétroliers. Le dernier accident en date est celui de l’opérateur Perenco. En effet, un incendie s’est déclenché le 20 mars 2024 en milieu d'après-midi sur la plateforme appelée Becuna dans le champ pétrolier Simba (province de l’Ogooué maritime) au large du Gabon, a annoncé la société Perenco Oil & Gas Gabon qui l’exploite.
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À la suite de cet incendie, le pétrolier franco-britannique Perenco a fait appel à des experts indépendants pour élucider le drame dont les causes demeurent à ce jour inconnues. Avec la mise en place future de cette nouvelle unité, le Gabon entend ainsi renforcer sa main mise sur la gestion des produits pétroliers. En effet, pas plus tard qu’en début d’année, le 16 février à Libreville, le ministre du Pétrole, Marcel Abéké, a signé, après le ministre de l'Economie et des participations pour le compte de l'Etat gabonais, un protocole d'accord et de confidentialité de cession d'actions de la société néerlandaise Vivo Energy détenues à la Société gabonaise d’entreposage des produits pétroliers (Sgepp). « L'Etat gabonais veut par-là, renforcer sa maîtrise de la gestion du volet stratégique des dépôts de produits blancs jusque-là aux mains des marketeurs », avait déclaré le ministère du Pétrole.
Depuis l’arrivée au pourvoir des nouvelles autorités gabonaises, fin 2023, l’Etat gabonais a pris l’optique de renforcer ses parts de marchés du secteur public dans le domaine des hydrocarbures, tant dans le secteur amont que celui aval.

