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Législatives municipales 2020 : la mise en garde de Paul Atanga Nji

Le ministre de l’Administration territoriale demande aux acteurs politiques de s’en tenir au respect de la loi durant les consultations de février prochain s’ils ne veulent pas subir les foudres de l’administration chargée de faire régner l’ordre et la sécurité.

Ouvrant les travaux de la seconde conférence annuelle des gouverneurs de régions, lundi 25 novembre 2019, le ministre de l’Administration territoriale (MINAT) n’est pas passé par quatre chemins pour mettre en garde « les fauteurs de trouble » qui prévoiraient de polluer l’atmosphère lors des élections législatives et municipales prévues au Cameroun en février 2020. Paul Atanga Nji a donné instructions aux gouverneurs des 10 régions d’apporter tout leur soutien afin d’assurer la sécurité à Elections Cameroon (ELECAM), organe chargé de la gestion des consultations électorales dans le pays.

S’adressant aux acteurs politiques, Paul Atanga Nji leur demande de mener une campagne électorale « responsable et fair-play ». Mais, surtout de respecter les décisions des autorités administratives qui seront prises durant cette période, tout en acceptant à la fin, les résultats des urnes. Le patron de la préfectorale camerounaise a indiqué aux gouverneurs que les autorités administratives doivent s’assurer de la sécurité des lieux de meetings à venir, avant de donner autorisation de les utiliser.

Pour être certain que des dérapages ne vont pas foisonner au sein des militants des différents partis politiques, Paul Antanga Nji a lancé un message aux responsables politiques leur indiquant qu’ils seront désormais tenus pour responsables de tout débordement lors des réunions et autres regroupements organisés par leurs formations politiques. Une manière pour le MINAT de mettre la pression sur les acteurs politiques en les empêchant, d’ores et déjà, d’appeler à quelque manifestation de contestation que ce soit.

Convoquées le 9 février 2020, les élections municipales et législatives devraient se dérouler dans un contexte particulier, marqué par une crise sécuritaire importante dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest, due à des revendications sécessionnistes. Le contexte est également marqué, depuis lundi dernier, par le boycott décidé par le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), parti dont le candidat était arrivé 2e à l’élection présidentielle d’octobre 2018 avec 14% des suffrages valablement exprimés. Lundi était aussi date butoir de dépôt des candidatures dans les différentes structures d’ELECAM. Leur validation est attendue dans les prochains jours, avant de se lancer véritablement dans l’arène en janvier prochain.

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