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Les centrales thermiques coûtent 52 milliards Fcfa à l’Etat par an

Ce montant ne représente que les dépenses annuelles en carburant et ne prend pas en compte les coûts de maintenance des ouvrages.

Selon le ministre de l’Eau et de l’Energie, qui était en visite sur le site de construction du barrage hydroélectrique de Nachtigal à Batchenga (région du Centre), hier mardi, a révélé qu’en dépit de la mise sous tension des barrages hydroélectriques de Memve’ele et Mekin dans le Sud, il y a environ six mois, qui a permis d’injecter environ 85 Mw d’électricité supplémentaire dans le Réseau Interconnecté Sud (RIS), l’Etat continue de dépenser 1 milliard Fcfa en carburant chaque semaine pour faire fonctionner les centrales thermiques. Sur une année, cela coûte 52 milliards Fcfa, sans compter les coûts liés à la maintenance desdits ouvrages. En 10 ans, cela fait au moins 520 milliards Fcfa de dépenses de fonctionnement. Dans un contexte de rareté des ressources financières qui se manifeste, notamment, par une dette astronomique due par l’Etat aux fournisseurs de carburants, sans compter les perturbations que cela induit sur la fourniture de l’énergie aux populations, l’option des centrales thermiques est de plus en plus remise en question.

Car, 52 milliards Fcfa de dépenses de fonctionnement pour les centrales thermiques par an, ça représente pratiquement le double du coût de construction d’un barrage hydroélectrique de la taille de Mekin, d’une puissance installée de 15 Mw. La région de l’Est ou du moins les principales villes que sont Bertoua, Batouri, Abong-Mbang, Belabo et leurs environs, sont desservis par une centrale thermique d’une puissance installée de 16 Mw et qui consomme 40 mille m3 de gasoil par jour. Un investissement de 25,7 milliards Fcfa, qui représente en effet le coût de construction de la centrale hydroélectrique de Mekin, aurait définitivement stabilisé le réseau électrique dans ces localités et permis à l’Etat de faire d’importants bénéfices. Outre l’option du solaire qui est envisagée dans une région qui n’entend pas rester en marge du développement et qui abrite de plus en plus d’entreprises sur son sol, il serait bon pour l’Etat de capitaliser sur l’hydroélectricité dans cette partie du pays qui regorge de fleuves et de rivières.

Un grand pas a été fait il y a quelques mois avec le lancement de l’usine de pied du barrage de retenue d’eau de Lom Pangar, qui produira d’ici deux ans 30 Mw d’électricité.

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