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Conjoncture

Les FMI abaisse ses projections de croissance pour l’Afrique subsaharienne

Le Fonds Monétaire International(FMI) semble assez pessimiste sur la croissance du PIB dans les 45 pays d’Afrique situés au sud du Sahara.

Publiée jeudi 26 octobre 2023 à 14:23:58Modifiée jeudi 26 octobre 2023 à 14:24:03Temps de lecture 3 minPar EcoMatin

« 2023 a été une année difficile pour les économies d’Afrique subsaharienne ». Le rapport sur les perspectives économiques régionales, le Fonds Monétaire International(FMI) semble assez pessimiste sur la croissance du PIB dans les 45 pays d’Afrique situés au sud du Sahara. L’institution de Washington vient en effet d’annoncer une croissance de 3,3% pour la région en 2023, en recul de 0,5 points par rapport aux projections du mois de janvier et de 0,7 point par rapport à la réalisation de 2022.

Lire aussi : Croissance économique : perspectives solides pour l’UEMOA mais faibles dans la CEMAC

Ce recul tient, selon le FMI, de ce qu’à l’échelle mondiale, le durcissement généralisé des conditions d’emprunts consécutivement à la guerre en Ukraine, ait provoqué une baisse de la demande en ressources financières et donc de l’investissement. « Un choc supplémentaire pour une région qui émerge encore de la pandémie du Covid-19 ».

L’Afrique du Sud et le Nigéria, les deux plus grandes économies de la région devraient contribuer à tirer cette performance vers le bas avec une croissance projetée de 0,9% pour le premier(contre 1,9% en 2022) et de 2,9% pour le second, en baisse de 0,4 point par rapport à l’année dernière. Dans la zone Franc, le FMI prévoit une un taux de 5,2% pour les 8 pays de l’UEMOA après 5,6% en 2022. A 6,2%, la Côte d’ivoire enregistrerait la plus forte croissance dans cette zone quoique en recul de 0,5 point. Le Bénin (+5,5%) se positionnerait en 2e position suivi du Mali(+4,5%) tandis que le Burkina Faso afficherait la plus forte progression au sein de l’Union avec un PIB de +4,4% venant de +1,5% l’année d’avant. Le Niger, en proie à des tensions politiques, verrait son PIB passer d’une croissance de 11,9% en 2022 à 4,1% en 2023.

Moins performante que sa jumelle de l’UEMOA, la CEMAC se maintiendrait à 2,7% de croissance venant de 3,3% en 2022. Ceci est, dans une moindre mesure est tiré par la Guinée Équatoriale seul pays d’Afrique subsaharienne où le FMI projette une récession économique(-6,2%) après une croissance de 3,2%. Le Cameroun, le Tchad et le Congo devrait progresser de 4%.

Lire aussi : Budget 2024 : le Cameroun table sur un taux de croissance économique de 4,3%

Pour 2024, l’institution basée à Washington affiche un optimisme prudent. Car la projection de 4% pourrait être compromise par « la montée de l’instabilité politique dans la région où des risques extérieurs (y compris le ralentissement de la Chine)».

L’annonce du Fonds intervient dans un contexte marqué par un affaiblissement de la croissance économique mondiale qui, selon ses prévisions devrait passer de 3,5 % en 2022 à 3 % en 2023 et 2,9 % en 2024.

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