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Les pays de la CEMAC veulent harmoniser leurs politiques en matière d’emplois

Les États-membres voudraient avoir une charte commune de l’emploi pour une meilleure insertion des jeunes dans le milieu du travail dans la sous-région.

La Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) vient de lancer un appel à manifestation d’intérêt relatif à la réalisation de l’étude pour l’harmonisation des politiques de l’emploi dans l’espace communautaire. L’objectif global est de proposer une charte communautaire de l’emploi.

Concrètement, il va s’agir d’établir un diagnostic de la politique de l’emploi de chaque État-membre, faire une proposition de stratégies d’harmonisation des politiques nationales et mettre en place un système de suivi statistique de l’emploi en identifiant des indicateurs qui seront intégrés au dispositif de surveillance multilatérale. Ce qui devrait favoriser la mise en place d’une politique communautaire de l’emploi. Selon le constat fait par les différents États, la CEMAC se caractérise par la faible diversification de ses économies. Celle-ci se justifie par l’absence de maîtrise du marché de l’emploi, le manque de compétences techniques et professionnelles, ainsi que l’inadéquation de la formation avec le marché de l’emploi.

Pour sortir l’Afrique en général et la zone CEMAC en particulier de cette situation, la Banque africaine de développement (BAD) recommande d’encourager davantage la création d’emplois décents.

Comme l’avait rappelé Célestin Monga, en tant que vice-président et économiste en chef de cette institution financière panafricaine à l’occasion de la présentation du rapport intitulé « Création d’emplois décents, stratégies, politiques et instruments », le 12 septembre 2019 à Abidjan, il faut encourager l’industrie et les services. Selon l’économiste, les secteurs tels que l’agriculture et les mines « sont à même de générer durablement de la croissance, des économies d’échelles, et de la productivité ».

D’après une estimation de la BAD, l’augmentation de 3,4 % de la part du PIB de l’industrie manufacturière en Afrique pourrait ainsi entraîner « un choc positif total sur les investissements de 288 milliards de FCFA ».

Célestin Monga évoquait également le secteur des services et des industries créatives, rappelant que le secteur des services est le premier au monde en termes d’emplois et représente 70 % de la production mondiale. Il proposait enfin un investissement dans les secteurs du numérique (IA, robotique, internet des objets, nanotechnologies…), où l’Afrique a sa carte à jouer dans les prochaines années.

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