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L’ex-receveur régional des impôts de l’Adamaoua accusé de détournement de 416 millions FCFA

Sont également impliqués dans cette malversation, onze de ses anciens collaborateurs. Tous procédaient à la minoration des recettes encaissées en 2015 et 2016. Le procès se déroule en l’absence du principal incriminé.

Hassane Laminou, ex-receveur régional des impôts de l’Adamaoua est en fuite. Pourtant est désigné comme le « chef de gang » d’une bande de douze individus tous fonctionnaires poursuivis pour coaction de détournement de 416 millions FCFA. De sources bien introduites, ils minoraient selon le ministère des Finances, (plaignant) les montants sur les souches des quittanciers par rapport aux recettes réellement perçues des contribuables et versées à la caisse de la Recette régionale des impôts. Depuis juin 2017, date de déclenchement de la procédure près le Tribunal criminel spécial (TCS) ce sont ses collaborateurs, (soit six en détention et cinq autres en comparution libre) qui répondent présents devant la barre. Il s’agit de Faustin Sokeng Tiotsop, à qui il est imputé plus de 16 millions FCFA, Cyrille Thomas Voula Ondua, un peu plus d’un million entres autres.


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Suivant les informations glanées par le journal Kalara, du 10 juin 2019, tout est parti d’un contrôle effectué au mois de novembre 2017 par l’inspection des services du Centre régional des impôts de l’Adamaoua sur le compte d’emploi des machines à timbrer qui y étaient en service. Au terme des séances de contrôle, il va se révéler des distractions de recettes estimées à plus de 137 millions FCFA. Ces manquements seront imputés à Hassana Laminou, receveur régional des impôts en poste ainsi qu’à ses collaborateurs.


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Celui-ci sera remplacé cinq jours plus tard par Afidingsou Balam. Lors de la passation de service, une vérification de la gestion de son prédécesseur sera enclenchée sur une période allant de 2015 à 2016. Là on notera un déficit de 265 millions FCFA représentant les frais d’exploitation des machines à timbrer. Les équipes de contrôles constateront de même une fuite non-justifiée de 151 millions ce qui porte le total à 416 millions FCFA. La fuite de 151 millions résulterait des ponctions faites par le receveur des impôts lors des ventes des vignettes, des timbres fiscaux, la gestion des avis de mise en recouvrement (Amr) et l’encaissement de certains impôts.

La Rédaction EcoMatin

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