Le japonais Asian Minerals Limited (AML) HOLDINGS LLC, a signé un accord de coopération avec la République du Gabon afin de transformer localement 400 000 tonnes d'alliages de manganèse, soit environ 5% de la production nationale, à compter du 1er janvier 2029. L’accord visé par le ministère gabonais des Mines et des Ressources Géologiques et une délégation de la société AML engage les deux parties à « entreprendre toutes mesures nécessaires dans le cadre de leur coopération », précise le communiqué ministériel.
L’unité de raffinage est prévue pour être implantée dans la Zone d’investissement spéciale de Nkok. La délégation en séjour au Gabon a de fait effectué une visite du site dédié durant la journée du 13 septembre et une mission technique a été lancée. Ni la superficie concédée, les caractéristiques de l’usine, la valeur de l’investissement ou la date de début des travaux n’a encore été communiquées à l’heure où nous publions cet article. Toutefois, le communiqué précise que l’accord est motivé par la bonne connaissance du continent dont est doué le partenaire japonais.
En effet, AML exploite, depuis 2012, en Afrique du Sud la mine Hotazel [2 millions de tonnes/an] à travers sa filiale dénommée Kudumane Manganese Resources (KMR). Classée 5ème entreprise minière du pays, KMR détient deux mines à ciel ouvert, une usine de traitement, diverses infrastructures de soutien et une installation de chargement ferroviaire d’une capacité de plus de 4 millions de tonnes.
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L’annonce de cette alliance avec l’opérateur asiatique intervient moins de 2 mois après l’opération charme du gouvernement gabonais à Tokyo pour susciter l’intérêt des investisseurs nippons pour son minerai. Selon le département ministériel, l’arrivée d’AML sur le territoire gabonais a pour objectif de « diversifier ses [le Gabon] partenaires pour la transformation locale de ses minerais de manganèse ». Ce secteur est fortement dominé par le groupe français Eramet à travers ses filiales Compagnie minière de l’Ogooué (Comilog) et Complexe métallurgique de Moanda (CMM).
« Le secteur minier gabonais s'ouvre à des investisseurs et travaille à la réalisation du projet de société du Président de la République […] d'un Etat gabonais jouissant d'une économie diversifiée moins tributaire du pétrole et ouverte sur le monde », peut-on lire dans le communiqué.

