Les échanges commerciaux entre le Cameroun et le G7 (regroupement de 07 puissances économiques mondiales que sont le Canada, la France, l’Allemagne, l’Italie, le Japon, la Grande Bretagne, et les Etats Unis d’Amérique) sont globalement déficitaires pour le Cameroun entre 2019 et 2023 (5 ans). Selon l’Institut national de la statistique (INS), le seul membre du G7 vis-à-vis de qui ce pays de la Cemac a enregistré un excédent commercial et, « ce depuis 2014 », l’Italie.
La preuve, sur la période supra indiquée, ce pays d’Europe a permis au pays de Paul Biya de réaliser en moyenne, un excédent commercial annuel de 104,7 milliards de Fcfa. En effet, au cours de la période sous-revue, l’Italie s’est positionnée comme le 4e fournisseur du Cameroun dans le cadre du G7 avec des marchandises d’une valeur moyenne de 92,9 milliards de Fcfa par an. Par contre, ce pays de l’UE a été la première destination de produits camerounais entre 2019-2023 avec une valeur marchande de 197,7 milliards de Fcfa.
La France alourdit le déficit commercial
Premier fournisseur (345,8 milliards de Fcfa) et 2e client du Cameroun (185,4 milliards de FCfa) au cours des cinq dernières années, la France a plutôt contribué à gonfler le déficit commercial du Cameroun ressorti à 1 683 milliards de Fcfa. Dans le détail, le déficit face à la France affiche par une moyenne d’environ -160,3 milliards de Fcfa, l’Allemagne (-86,5 milliards de Fcfa), le Japon (-81,3 milliards de Fcfa), les Etats-Unis d’Amérique (-76,4 milliards de Fcfa), la Grande Bretagne (-21,7 milliards de Fcfa) puis le Canada (-15,1 milliards de Fcfa).
G7, 21% du marché des importations camerounaises
A en croire le statisticien public au Cameroun, le G7 a occupé 21% (4 453 milliards de Fcfa) du marché des importations camerounaises sur la période 2019-2023. Le Top 5 des produits qui aggravent le déficit de la balance commerciale est constitué des carburants et lubrifiants (11% des importations) suivis du blé (9,2%), les véhicules de tourisme (7,7%), les médicaments (5,7%) et les véhicules pour transport marchandises (2,9%). Le recours sans cesse à l’importation des ces produits pourrait se justifier tour à tour par l’incendie dont a été victime en mai 2019, la Société nationale de raffinage (Sonara). L’unique raffinerie du pays a pourtant pour principal mission de satisfaire les besoins du marché camerounais en produits finis (butane, essence, pétrole lampant, jet fuel, gazole, etc.).
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De plus, dans un contexte de promotion de la politique d'import-substitution, le pays doit encore œuvrer pour réduire la dépendance de l’extérieure qui est estimée à 98% contre à peine 2% pour les produits locaux. Ceci par le développement de l’industrie pharmaceutique. Les exportations camerounaises quant à elles se sont globalement établies à 2 769,9 milliards de Fcfa, principalement tirées par les huiles brutes de pétrole (47,3%), les Gaz naturel liquéfié (12,2%) puis le bois scié qui occupe une proportion de 8% de l'enveloppe globale des exportations, le cacao et ses dérivés (16,2%).

