Denis Sassou Nguesso, le chef de l’Etat congolais, a lancé le 27 février 2026 à Brazzaville, les travaux de réhabilitation et de modernisation du Chemin de Fer Congo-Océan (CFCO), qui relie la capitale à l’océan Atlantique. Le projet repose sur une convention de financement de 737 millions d’euros, soit environ 483 milliards de FCFA, signée en juillet avec Ulsan Mining Congo, filiale du groupe turc Ulsan Holding. Les travaux portent en priorité sur la remise à niveau de 465 km entre le gisement de fer de Mayoko, au sud du pays et le port autonome de Pointe-Noire, axe exploité par la Société d’Exploitation du Fer de Mayoko-Moussondji (Sfmm). « Cette infrastructure est le cœur battant de notre nouvelle ambition minière ; elle est le catalyseur de notre transformation économique », a déclaré une autorité de l’État en marge de la cérémonie.
Le réseau ferroviaire congolais totalise 885 km. Il a été construit entre 1921 et 1934 et n’avait pas connu de réhabilitation majeure depuis plus de 90 ans d’exploitation. Le projet vise à lever la contrainte logistique liée à l’évacuation de marchandises lourdes, due à la vétusté des infrastructures, selon des sources locales. Le financement est assuré par Ulsan Mining, titulaire depuis 2023 du permis de Mayoko-Moussondji. En contrepartie, le groupe turc sécurise l’exportation de sa production, prévue à 3 millions de tonnes dès 2026, avec un objectif de 5 millions de tonnes par an à l’horizon 2028. Le montage en partenariat public-privé permet la modernisation du réseau sans recours direct à l’endettement public.
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Dans le cadre de ce partenariat, Ulsan Holding prévoit également l’acquisition d’une vingtaine de locomotives et de plus de 300 wagons pour l’exploitation de la ligne. Le groupe envisage aussi un projet de fonderie à Pointe-Noire, pour un investissement estimé à 2 milliards de dollars américains, ainsi qu’une unité de production électrique de 120 MW destinée à la transformation locale du minerai.
Avant le lancement officiel de ce projet de réhabilitation, le gouvernement congolais a procédé à un changement à la direction du Chemin de Fer Congo-Océan. Jean-Bedel Tity Lomouel a été nommé directeur général en conseil des ministres le 20 janvier dernier, en remplacement d’Ignace Nganga Ignace. L’entreprise faisait alors face à plus de 42 mois d’arriérés de salaires des chemineaux, à des pertes cumulées supérieures à 72 milliards de FCFA, à un fonds de roulement négatif et à des dettes fiscales.
Le projet d’exploitation du gisement de fer de Mayoko-Moussondji, un partenariat de 25 ans entre l’Etat et la société turque, est en préparation depuis 2023. La mise en œuvre de son volet logistique en 2026 marque le lancement de la phase d’exportation et intègre un volet de transformation locale.
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