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Loi sur les incitations fiscales : près de 1000 milliards investis au Cameroun en 5 ans

Cette donnée résulte d’une étude menée par l’Agence de promotion des investissements(API) sur la période donnée. Les résultats obtenus proviennent d’un échantillon de 100 entreprises sur les 218 agréées au régime incitatif de la loi de 2013.

9ans déjà que la loi n°2013/004 du 18 avril 2013 fixant les incitations à  l’investissement privé en République du Cameroun, est active. Sur le terrain, cette loi est appliquée sous la conduite de l’Agence de promotion des investissements (API), bras séculier de l’Etat dans la promotion des investissements. En presqu’une décennie d’existence de cette loi, les retombées obtenus à ce jour sont de plusieurs ordres. D’une part, l’accompagnement en faveur du secteur privé. « Ace jour, grâce à ses services, et notamment à l’octroi des incitations prévues par la loi n°2013/004 du 18 avril 2013 fixant les incitations à l’investissement privé en République du Cameroun, l’API présente un bilan élogieux : 302 conventions signées avec les entreprises du secteur privé, un volume global d’investissements prévisionnels de 5 475 milliards de FCFA et 110 000 emplois directs projetés », a confié Marthe Angéline Minja, Directeur général de l’API, dans une interview qui figure dans les colonnes du quotidien bilingue public Cameroon Tribune du mercredi 12 octobre 2022.

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D’autre part, se trouvent les revenus sur l’économie nationale. Revenus qui s’apprécient en termes d’emplois créés, d’investissements réalisés, d’augmentation de la valeur ajoutée. « (…) A l’issue d’une évaluation à mi-parcours conduite par l’API, avec la participation de plusieurs administrations sectorielles auprès d’un échantillon de 100 entreprises sur 218 agrées au total au régime incitatif de la loi de 2013, couvrant la période 2014 à 2019, nous avons pu enregistrer comme résultats un montant d’investissements réalisés de 987 milliards de FCFA, un nombre de 12 050 emplois directs créés », explique Marthe Angéline Minja. Ledit investissement a permis de relever la contribution de l’investissement privé à la production de la richesse. « Selon le modèle de l’équilibre général calculable, la loi de 2013 a apporté une contribution estimée à 0,015% au taux de croissance de 3,15% en 2019, sur une contribution globale de l’investissement au cours de la même année de 0,3% », ajoute-t-elle. Les principaux secteurs d’où proviennent lesdits investissements sont : l’agriculture et l’agro- industrie, suivies de la construction et services, le tourisme et loisirs et la santé- chimie-pharmacie, selon les résultats de l’étude menée par cette institution.

Opération gagnant-gagnant

Il faut dire que l’accompagnement que concède l’Etat à ces structures via le « quadriptyque accueil- assistance-orientation- soutien », est une aubaine pour lesdites entreprises mais aussi pour l’Etat. Ceci dans la mesure où elles produisent de la valeur ajoutée à l’économie, l’Etat lui s’en sort gagnant avec les retombées que produisent lesdits investissements (création de richesse, valorisation des matières premières, fiscalité…). En guise d’illustration, selon l’étude réalisée par l’API qui couvre la période 2014 à 2019 mentionnée supra « il ressort que le montant des exonérations fiscales et douanières accordées par les pouvoirs publics aux entreprises agrées s’élève à 54 milliards de FCFA », peut- on lire dans les colonnes du journal public. Qui rajoute qu’«à l’API on indique que les recettes douanières perçues par l’Etat s’élèvent à 73 milliards de FCFA ». Ce qui traduit littéralement un partenariat gagnant-gagnant.

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Il convient de rappeler que le gouvernement camerounais s’est engagé à faire du secteur privé l’un des principaux piliers de sa croissance économique, à l’horizon 2030. Cette volonté manifeste davantage dans la Stratégie nationale de développement (SND30), dont le pilier numéro 3 portant sur la promotion de l’emploi et de l’insertion économique, vise à dynamiser le secteur privé.

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