Conjoncture

Lutte contre la corruption : que peuvent Perrial Nyodog et la BCGG ?

La Business Coalition for good governance suggère, entre autres, de concentrer la sensibilisation autour des départements financiers et des affaires juridiques des entreprises privées.

L’indice de perception de la corruption que l’Ong Transparency International pour le compte de l’année 2017 fait état de ce que le Cameroun a perdu 8 places dans le classement général, en passant de la 145e en 2016 à 153e sur 180 pays et territoires. Par ailleurs, le pays récoltait une note de 25 sur 100 points possibles, alors que la moyenne générale est de 43. Dans son rapport sur l’état de la lutte contre la corruption au Cameroun en 2016, la Commission nationale anti-corruption (Conac) note que ce fléau a fait perdre 1302 milliards Fcfa au pays. La Business Coalition for good governance (BCGG), que préside le directeur général de Tradex, Perrial Jean Nyodog, vient une fois de plus tirer la sonnette d’alarme pour ce qui est de la corruption dans les entreprises du secteur privé. En regroupant à Yaoundé, la semaine dernière, des directeurs de la conformité, des juristes, des responsables des finances et de la passation des marchés ou agents des marchés publics, la Coalition a voulu leur rappeler qu’ils sont tous des artisans de la lutte contre la corruption par la promotion de la bonne gouvernance dans leurs divers secteurs. « Le conseil d’administration et la direction, par l’intermédiaire du PDG, donnent la direction stratégique de la lutte contre la corruption dans toute organisation, mais c’est vous, les directeurs de la conformité qui interprétez réellement ces directives et les mettent en pratique quotidiennement. Vous êtes les moteurs qui propulsent l’action. C’est pourquoi cet atelier est important pour vous en tant que directeurs de la conformité et pour vos organisations. Le rôle du directeur de la conformité ne saurait donc être trop souligné », a insisté Perrial Jean Nyodog.


>> Lire aussi – Corruption :les entreprises se mobilisent contre le fléau


Qui n’a pas manqué de déplorer le fait que certaines organisations ne disposent pas de services de conformité structurés. « Le rôle de responsable de la conformité concerne donc principalement le directeur financier et les départements juridiques, qui jouent également un rôle important dans la mise en conformité générale au sein de l’entreprise ». Pour lui, la sensibilisation devrait se concentrer autour de ces derniers acteurs. Pour mémoire, La BCGG (en français, Coalition des entreprises pour une bonne gouvernance), initiative du secteur privé née il y a quelques années, vise améliorer le climat des affaires au Cameroun.

La Rédaction EcoMatin

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