Le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé ce 12 mars 2025 que son conseil d’administration a validé la sixième et dernière revue de son programme économique et financier avec le Congo au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC). Cette validation va permettre au pays de bénéficier d’un décaissement « immédiat » de ressources en DTS (Droits de tirage spéciaux) équivalentes à 43 millions de dollars US portant le total des décaissements au titre de l'accord à environ 430 millions de dollars.
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Ce financement sera décaissé alors que la performance globale du programme a été «mitigée», marquée notamment par des «retards persistants » dans la mise en œuvre des réformes, a indiqué l’institution basée à Washington. «Tous les critères de performance quantitatifs à fin juin 2024 ont été respectés, mais les critères de performance du plafond zéro concernant les nouveaux arriérés extérieurs, les nouvelles dettes extérieures non concessionnelles et les nouvelles dettes garanties par des ressources naturelles ont été dépassés. Les réformes structurelles ont continué de progresser, malgré des retards ». Par ailleurs, la fourniture de ressources au programme de transferts sociaux et la promulgation des lois sur la TVA relatives aux hydrocarbures ont été achevées avec des retards, tandis que la mise en œuvre d'un logiciel de suivi des dépenses budgétaires n'a pas été respectée. Au mois de janvier, Brazzaville a introduit une requête pour que l’institution lui accorde 3 mois de plus pour mettre en œuvre les réformes prévues.
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« Des dérogations pour non-respect ont été accordées, compte tenu des mesures correctives prises. Celles-ci comprennent l'apurement intégral de tous les arriérés extérieurs nouvellement accumulés, un resserrement budgétaire supplémentaire pour améliorer la trésorerie du Trésor et des mesures visant à renforcer l'échange rapide d'informations sur les questions de dette », indique le FMI dans son communiqué.
Avec l’achèvement de cette revue, il est très probable que Brazzaville soit déjà en pourparlers avec le fonds pour décrocher un nouveau programme de financement. Selon S&P, cela est nécessaire pour mobiliser des financements extérieurs à des conditions favorables et stimuler le soutien d’autres institutions internationales alors que le marché régional de la dette semble aujourd’hui saturé. Interrogé sur la question en janvier 2025, Christian Yoka, le ministre des Finances du Congo a répondu qu'il était « trop tôt », ajoutant que « le FMI est un partenaire clé pour nous ».
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