A la UneConjoncture

187 millions FCFA détournés à la perception de Ngoa-Ekelle

Un doigt accusateur est pointé sur Jean Davin Ena Ebo, chef de service de la comptabilité à la perception de Yaoundé IIIème de 1999 à 2012. C’est le ministère des Finances qui a porté l’affaire devant le tribunal criminel spécial.

Jean Davin Ena Ebo, ex-chef de service de la comptabilité à la perception de Yaoundé IIIème  à Ngoa-Ekelle est dans de sales draps. Il est impliqué dans une affaire de détournement supposé de 187 millions FCFA, portée devant le Tribunal criminel spécial par le ministère des Finances.  Selon les informations rapportées par l’hebdomadaire « Kalara », édition du 3 juin 2019,  Jean Davin Ena Ebo dont, l’une des missions consistait à centraliser toutes les opérations de recettes et de dépenses établissait des bons de commande fictifs. « Le circuit frauduleux » sera découvert par la nouvelle équipe dirigeante conduite par M Iddi Oumarou, précisément M Djoubairou Boukari, le nouveau chef de service de la comptabilité.

C’est au cours d’un traitement informatique des bons de commande que ce dernier apprend-on va remarquer que « les machines indiquaient que leurs crédits étaient épuisés, ces lignes de crédit avaient supporté des dépenses autres que celles prévues initialement ». Dans le même temps « Informé, l’inspection générale du ministère des Finances va organiser en novembre 2012, un audit et un contrôle de l’ensemble des postes comptables relevant de la compétence de la Trésorerie générale de Yaoundé.  Au cours de cette mission, les contrôleurs décèleront un gap de 187,5 millions FCFA imputé à Jean Davin Ena Ebo ».

Devant le juge d’instruction le 8 mai 2019,  l’accusé a clamé son innocence précisant  que « pendant les neuf ans qu’il a passé à ce poste, il n’a pas reçu le moindre reproche de sa hiérarchie ». D’ailleurs, il n’a pas manqué de s’étonner du fait qu’il se retrouve au TCS, pour une affaire relative à de faux bons de commande. Il s’est dit complètement étranger aux faits reprochés, qui d’après lui, laissent quelques incompréhensions. « Aucun bon de commande ne pouvait être payé sans crédit disponible, mais également aucun bon de commande ne pouvait être payé sans crédit disponible, mais également parce que lorsqu’une ligne budgétaire était épuisée et que l’on se retrouvait en présence d’un bon de commande inscrit sur cette ligne, l’on devait systématiquement rechercher le bon précédemment traité dans cette ligne, pour identifier le prestataire qui en avait bénéficié », clame-t-il

Le juge d’instruction lui, a trouvé excessives les dénégations du prévenu. Il a été renvoyé en jugement devant le TCS pour répondre des détournements de fonds publics. La prochaine audience est prévue pour le 25 juin 2019. Il va s’agir pour les parties de présenter les listes de leurs témoins.

La Rédaction EcoMatin

Abonnez-vous à notre lettre d'information

Saisissez votre adresse e-mail pour vous abonner à notre newsletter

Afficher plus

Articles Liés

Close

Adblock détecté

S'il vous plaît envisager de nous soutenir en désactivant votre bloqueur de publicité. Merci pour votre compréhension!