L’emprunt obligataire par appel public à l’épargne dénommé «EOG 2024 à Tranches multiples» a été officiellement admis, à compter du 13 septembre 2024, aux mécanismes du Dépositaire Central Unique de la CEMAC, pour un montant global émis de 169,1 milliards FCFA, soit 16 910 794 obligations. Le sésame délivré par la BEAC dans une lettre adressée le 18 septembre dernier à ESS Bourse, est en prélude à son arrivée prochaine à la BVMAC. Il permet aux titres de pouvoir s’échanger sur le marché.
LA BEAC n’a pas donné d’indication pour l’introduction en bourse qui viendra renforcer le poids de l’État Gabonais sur un marché obligataire qui pèse aujourd’hui plus de 1 200 milliards FCFA d’encours.
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Lancé en mars 2024 sur le marché financier de la CEMAC, « EOG 2024 à Tranches multiples » a permis au Gabon de collecter une enveloppe de 169,1 milliards FCFA contre 150 milliards FCFA initialement recherchés. Les fonds levés étaient destinés au financement des projets identifiés par le Comité pour la transition et la restauration des institutions (CTRI) du Gabon ainsi qu'à l'apurement de la dette moratoire par titrisation de créances.
L’inscription de cet emprunt à la cote de la BVMAC vient relancer les interrogations au sujet de « EOG 6,25% NET 2023-2028 », la précédente opération de l’État gabonais. Clôturé en août 2023, l’emprunt rémunéré au taux de 6,25% sur 5 ans, n’a toujours pas été admis à la cote de la Bvmac. Une première depuis la fusion des places boursières de la Cemac.
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Dans le document d’information qui avait été présenté au public, il était pourtant bien précisé que les titres devraient être introduits à la cote. « Une demande d’admission à la cote sera introduite auprès de la Bvmac par le chef de file dans un délai maximum de trois (3) mois suivant la date de clôture de l’opération. Le volume total des titres inscrits à la Bvmac correspondra à la totalité́ des souscriptions définitivement allouées aux agents placeurs, y compris la prise ferme », pouvait-on lire dans le document. Rendue au 20 septembre 2024, cette obligation n’a pas été respectée, flouant ainsi les règles du marché.

