La République du Congo a annoncé, le 17 février, avoir racheté avec succès 354,3 millions USD (environ 196,16 milliards FCFA) de ses obligations amortissables à 9,875% et arrivant échéance en 2032, dans le cadre d’une offre publique de rachat en numéraire. Selon l’avis publié sur la Bourse de Londres, le pays de Denis Sassou Nguesso devra payer 947,50 dollars par tranche de 1 000 dollars de montant principal pour ces obligations.
L’offre publique de rachat était initialement plafonnée à 350 millions de dollars avant d’être portée à 390 millions de dollars le 12 février. Le paiement des obligations rachetées devrait être effectué aux alentours du 23 février 2026. Pour cette opération, la contrepartie totale, incluant les intérêts, s’élève à environ 346 millions USD. La transaction, pilotée par Citigroup Global Market Ltd, était conditionnée à l’émission concomitante de nouvelles obligations, avec des conditions acceptables pour le gouvernement congolais. « L'Offre est également subordonnée à la réalisation de l'émission des nouvelles obligations selon des modalités acceptables pour la République, conformément à la Condition de Nouveau Financement, telle que décrite plus en détail dans le Mémorandum d'Offre Publique d'Achat », peut-on lire.
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Pour le Congo, le rachat de cet eurobond s’inscrit dans le cadre des opérations de gestion de la dette publique. Pour financer cette opération, le pays avait levé, le 11 novembre dernier, 700 millions de dollars (environ 386,56 milliards FCFA) sur les marchés internationaux à travers une offre publique d’obligations internationales. Du reste, cette enveloppe, portant un intérêt de 9,5 % et une maturité de 10 ans, devrait servir au remboursement de lignes de dette du marché sous-régional arrivant à maturité en mars 2026, permettant ainsi au pays de poursuivre la stratégie d’allègement du poids de sa dette publique. En effet, le taux d’endettement de la République du Congo a enregistré une baisse de 6,07 points pour s’établir à 74,11 % du PIB fin 2025, contre 80,18 % un an plus tôt. Une amélioration adossée en partie à une contraction de 2,49 % du stock de la dette publique, qui est passée de 7 414,78 milliards FCFA en 2024 à 7 229,63 milliards FCFA en 2025. Toutefois l’endettement du pays reste supérieur au plafond de 70 % fixé par les critères de convergence de la CEMAC.
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Pour rappel, dans le cadre de sa stratégie de gestion de la dette publique à moyen terme (2026-2028), le Congo entend identifier le mode de couverture des besoins de financement bruts le plus résilient. Pour ce faire, le gouvernement a opté pour la mobilisation des financements commerciaux extérieurs et intérieurs grâce à quoi le ratio dette/PIB devrait refluer sous le seuil communautaire et s’établir à 68,39 %, avec une charge d’intérêt contenue à 3,22 % du PIB, et un taux implicite de 5,04 %. Selon Christian Yoka, ministre des Finances, avec cette trajectoire le risque de refinancement est limité à 20,11 %, soutenu par une maturité moyenne de la dette de 5,73 ans et une exposition aux devises étrangères à 33,62 %.
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