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Mécanisation: l’entreprise chinoise Cic Taihua veut installer une usine de montage de machines agricoles

Une délégation d’investisseurs chinois conduite du 13 au 22 juin par Liu Bingjun, vice-président en charge de la coopération internationale de Shandong China Investment Taihua Group s’est entretenue avec les responsables de la Chambre d’agriculture. Ensemble, ils ont réfléchi sur la modernisation de l’Agriculture au Cameroun.

Pour préparer la terre, semer, arroser et récolter on peut compter sur les machines agricoles. Et l’entreprise chinoise Cic Taihua projette d’installer à Yaoundé une usine de montage de machines agricoles. Annonce faite jeudi 20 juin 2019 au cours d’une rencontre avec les organisations paysannes et patronales à la chambre d’agriculture, des pêches, de l’élevage et des forêts (Capef) de Yaoundé.  D’après les responsables de la Capef, « il n’est pas question de fabriquer des engins lourds pour des producteurs qui sont pour la plupart de petits exploitants. Les machines devront être  compatibles avec les moyens et les besoins des agriculteurs ».  A en croire la partie chinoise, les machines sont destinées aux agriculteurs sous forme de crédit «  les gains issus de l’exploitation des machines serviront à payer les créances » assure Tony Liu Bingjun. La délégation chinoise souhaite installer une usine de montage des moissonneuses, des laboureuses, et des tracteurs.

Une initiative saluée par le président par intérim de la Capef Koue Moussa. D’autant plus que le Cameroun mise sur l’agriculture de seconde génération pour accroître sa croissance économique. Les secteurs agricoles et forestiers eux, représentent 24,7% du PIB. Avec ses 71 250km de terres arables  dont seulement 29% sont utilisées, le pays est déterminé à  exploiter son potentiel agricole. Mais pour atteindre les objectifs qu’il se fixe, l’Etat poursuit  la formation des jeunes camerounais, dans différents métiers qui vont permettre de faire vivre cette agriculture-là. En plus, il encourage une bonne connaissance des marchés, ainsi que la construction des routes pour relier les bassins de production aux grandes villes sont quelques défis à relever.

En rappel Le processus de modernisation  des infrastructures, agricoles a amené l’Etat camerounais à progresser de manière progressive à une motorisation des espaces cultivables.  En 2015,  le Cameroun a  commencé à créer des centres de service de labour. Il y en a déjà une dizaine, il y avait installé une vingtaine de tracteurs dans des centres, à la disposition des agriculteurs qui voulaient labourer leurs champs.

La Rédaction EcoMatin

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