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Mefiro Oumarou condamné à verser 8,2 millions de FCFA à un entrepreneur

L’ex-ministre délégué auprès du ministre des Transports a été reconnu coupable le 19 décembre 2019 par le tribunal de Première instance de Yaoundé des faits d’abus de fonction à l’endroit d’un entrepreneur camerounais.

L’ancien ministre délégué auprès du ministre des Transports, Mefiro Oumarou a une épée de Damoclès au-dessus de la tête. Le 19 décembre 2019, le Tribunal de première instance (TPI) de Yaoundé-Centre administratif s’est prononcé sur l’affaire qui l’oppose à Landry Chedjou, entrepreneur camerounais. L’ancien membre du gouvernement absent au procès a été condamné à verser 8,2 millions de FCFA au plaignant en guise de réparation du préjudice subi et d’une amende de 200 000 FCFA.  En cas de non-paiement, la justice pourrait émettre un mandat d’arrêt à son encontre.

Selon les informations rapportées par le journal des chroniques judiciaires Kalara, les faits remontent au samedi 5 décembre 2015. Ce jour-là, Elias Nga, conducteur d’un camion appartenant à Landry Chedjou, est victime d’un accident au quartier Bastos, non loin de l’église orthodoxe. Le chauffeur se trouve à bord de l’engin quand il est percuté en plein virage par une cylindrée. Alors qu’Elias Nga tente de garer pour s’enquérir de la situation, le véhicule lui barre la voie. L’unique passager à bord sort, se présente comme « le ministre des Transports », et exige que le chauffeur du camion appelle son patron pour réparation des dégâts, notamment le remplacement d’un pot de phare brisé.


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Une démarche très mal appréciée par Elias Nga, qui réplique et fait comprendre à la personnalité qu’un constat doit préalablement être établi. Cette mesure n’est pas du goût du ministre qui aurait intimé l’ordre à son chef d’escorte de déposséder le chauffeur de ses pièces personnelles ainsi que du dossier du camion.

Elias Nga raconte qu’il est contraint par la suite de conduire le camion à l’esplanade du ministère des Transports. Avant d’être remis aux éléments de l’Ecole nationale supérieure de police où il y va séjourner pendant 48 heures. Depuis sa libération, le témoin dit n’avoir plus jamais eu des nouvelles du véhicule de son patron.

Me Mong, conseil de M. Chedjou, explique qu’une sommation adressée au ministre par son client en vue de libérer l’engin était restée lettre morte.  Raison pour laquelle le propriétaire du véhicule s’était tourné vers la justice pour réparation des faits d’abus de fonction, trafic d’influence et rétention sans droit de la chose d’autrui pendant trois ans. Il a eu finalement eu gain de cause contre l’ex-membre du gouvernement.

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