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Elle se poursuivra ensuite dans les autres parties du pays. L’illégalité dans le secteur de la messagerie postale a été facilitée par une quasi-absence de régulation de l’activité, au détriment des opérateurs disposant d’une licence ou d’une autorisation délivrée par les autorités compétentes. Ceux-ci subissent de lourdes pertes et, c’est d’ailleurs sous leur pression que le gouvernement donne aujourd’hui l’impression de se réveiller. Lors de la dernière session du conseil d’administration de la Cameroon Postal Services (Campost), Suzanne Thérisia Béatrice Onana, présidente dudit conseil, a fait savoir que l’entreprise « dégage une légère baisse par rapport aux objectifs fixés, du fait principalement de la forte concurrence sur le marché postal qui demeure insuffisamment régulé au détriment de la Campost ». En 2016, le Minpostel avait recensé 220 opérateurs de messagerie et de transfert d’argent exerçant dans l’illégalité. Il notait qu’en dehors de l’opérateur public, qui ne s’est pas suffisamment adapté à la nouvelle donne, seuls 13 autres en activité au Cameroun avaient obtenu une autorisation provisoire. En 2015, 163 structures fonctionnaient dans le maquis. Le nombre de structures a donc continué à croître sur fond de concurrence déloyale, amplifiée par les technologies de l’information et de la communication, plus rapides et plus efficaces.

