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Mines : le Cameroun octroie 5 permis d’exploration d’or en 4 mois

A lui seul, l’homme d’affaires camerounais Dieudonné Bougne, PDG de Bocom et G-Stones a décroché deux permis d’exploration d’une validité de deux ans.

Publiée vendredi 10 mai 2024 à 17:38:05Modifiée vendredi 10 mai 2024 à 17:38:07Temps de lecture 4 minPar Vicky BAGAL

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Le 6 mai 2024, le ministère camerounais des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique (Minmidt) a rendu publique la liste des entreprises détentrices d'un permis de recherche et des bureaux d'achat opérant sur le sol camerounais depuis 2018. Il en ressort que depuis le début de l’année en cours, cinq permis de recherche ont été délivrés aux sociétés minières. Ils ont été octroyés entre janvier et avril 2024 et devraient permettre d’explorer principalement les mines d’or mais également de fer, de lithium et d'étain.

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Le permis le plus récent en date a été délivré à Sodea Mining Sarl, une société minière locale qui obtient son premier permis depuis 2018 d’après les données contenues dans la liste du Minmidt. Attribué le 15 avril dernier, il prend en compte la localité de Ndokayo, située dans la région de l'Est, d’une superficie de 232 km2 et tient sur une période de 3 ans. Avec ce permis, Sodea Mining Sarl pourra explorer ce site fourni en or et substances connexes. Avant lui, c’est Zenith Mining Cameroon filiale pays du malien Zenith Mining Group. Il obtient son permis de recherche le 28 février 2024 pour le site de Mayo Djinga, situé dans la région de l'Adamaoua à proximité de la frontière avec le Nigeria. Ce permis valide pour une durée de 3 ans couvre 186 km2 et permettra à la société d’effectuer des recherches d’étain, de lithium mais également d’or.

Selon la Revue géographique du Cameroun publiée en 2017, la zone aurait déjà fait l’objet de l’exploitation pour son minerai d’étain avant d’être abandonnée. « Après l'échec de la tentative de modernisation tentée par la Sofimec (Société de Fibre et de Méchanique) au début des années 60, la production de cassitérite à Mayo Djinga a décliné, le personnel s'est réduit et les techniques d'exploitation sont devenues purement artisanales », peut-on lire du document. Même si la plupart des sites ont été écrémés, le gisement du Mayo Djinga est loin d'être épuisé et si ces recherches sont concluantes, l'ancien bassin minier florissant dans les années 1950 pourrait renaître de ses cendres.

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A lui seul, l’homme d’affaires camerounais Dieudonné Bougne a décroché deux permis d’exploration d’une validité de deux ans. Le premier permis a été octroyé le 13 février 2024 à Bougne Compagnie (Bocom) pour la recherche de l’or et de substances connexes dans la zone de Vaimba, située dans la région du Nord du Cameroun, couvrant une superficie de 487 km². Le second permis a été attribué le 16 février 2024 à G-Stones, filiale de Bocom, pour l’exploration de fer, d’or et de substances connexes à Bipindi, dans le sud du Cameroun, sur une superficie de 253 km². Déjà présent dans le secteur pétrolier, les BTP et l’immobilier, Dieudonné Bougne renforce ainsi la présence du conglomérat Bocom dans le secteur minier. À travers G-Stones, le groupe est déjà titulaire d’un permis d’exploitation décerné le 29 novembre 2022 et qui porte sur l’exploitation du gisement de fer de Bipindi-Grand Zambi, dont les réserves sont évaluées à 150 millions de tonnes de minerai de teneur moyenne évaluée à 29,45%.

Enfin, la société Garga Mining Sarl a décroché le 18 janvier dernier, le permis d’exploration du site de Wantcha d’une superficie de 499 km2 pour une durée de 3 ans. Ce permis permettra à la société de rechercher de l’or et ses substituts. Au Cameroun, les principaux gisements d’or se trouvent dans la partie nord de la région de l’Est (Bétaré Oya, Ngoura, Garoua Boulai, Batouri, Béké et Ndélélé) et dans la région de l'Adamaoua (Meiganga). D’après l’ancien ministre des Mines, feu Gabriel Dodo Ndoke, on ne connaît que 40 % du potentiel minier du pays. Il indiquait en décembre 2022 devant les parlementaires que la Société Nationale des Mines (Sonamines), a collecté 175 kg d’or pour une valeur estimée à 3,2 milliards de Fcfa. Entre juillet et novembre 2021, période à laquelle, la Sonamines a repris la collecte de l’impôt synthétique minier libératoire dans différents sites miniers ainsi que le suivi et le contrôle de la production de l’or, 43,46 Kg d’or ont été collectés par l’entreprise publique, en augmentation de 93,29 % sur la même période en 2020 et 138,86 % sur la même période en 2019.

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