Le paiement de biens et services par monnaie électronique encore appelé paiement marchand, un des services émergents des portefeuilles électroniques, prend de en plus de place en zone CEMAC. Avec 2 961 milliards FCFA de paiements effectués via 1,4 milliards de transactions, les opérateurs de ces services revendiquent une progression de 41,5% de l’activité par rapport à l’année précédente. Selon le rapport sur les services de paiement dans la CEMAC, récemment publié par la Banque des Etats d’Afrique centrale (BEAC), le paiement marchand représente 40% des transactions mobile monnaie enregistrées dans la zone cette année-là (3,5 milliards d’opérations) et 10,2% de la valeur globale de celles-ci.
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La Banque centrale indique que, tout au long de l’année 2023, la valeur moyenne de l’opération de paiement marchand a été de 2 152 FCFA contre 2 074 FCFA un an plus tôt. Le relèvement de cet indicateur caractérise une meilleure adoption de ce mode de paiements par les entreprises, les établissements commerciaux et administratifs régionaux par rapport aux années antérieures. « L’augmentation des opérations de paiement est due en partie, à l’abandon progressif du cash et du crédit téléphonique comme moyen de paiement », explique le rapport.
La Banque rajoute que cette utilisation plus prononcée des paiements marchands est aussi à mettre au crédit des actions de promotion de la part des EME- Etablissements de monnaie électronique (Orange Money, MTN Mobile Money, Airtel Money etc) qui ont proposé la gratuité des paiements pour une longue période lors des campagnes auprès des épiceries de proximité, structures médicales, des établissements scolaires et des administrations publiques (fiscalité, droits perçus au titres d’identifications et d’éditions de passeports entre autres).
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La forte progression de l’adoption des paiements marchands en CEMAC explique l’intérêt significatif qu’expriment les EME internationales à l’égard de ce marché en plein essor. Le service de paiement mobile américain Wave, leader du paiements marchands domestiques en Côte d’Ivoire et l’un des principaux opérateurs de ce service a d’ailleurs choisit le Cameroun, première économie de la sous-région et cœur battant du mobile money en CEMAC, pour lancer ses activités. De même pour la fintech nigériane Flutterwave, présente dans 34 pays africains avec 890 millions de transactions traitées pour une valeur totale dépassant les 34 milliards de dollars en 2024. Capitalisée à 1 milliards de dollars US, elle projette d’offrir davantage de solutions innovantes pour les paiements marchands, au-delà de l’utilisation des technologies sans contact (NFC), QR Code et avec une extension internationale.
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Avec plus de 40 millions de comptes de paiements numériques enregistrés et un taux d’activité de 43%, l’avènement du portefeuille électronique a permis de capter des flux qui jusque-là, échappaient au secteur financier et contribuent de ce fait à l’inclusion financière dans la zone CEMAC. Dans un contexte marqué par la faible bancarisation, l’éloignement géographique des institutions financières classiques et la dématérialisation progressive des opérations de paiements, l’Association mondiale des opérateurs de téléphonie (GSMA) projette une hausse à plus de 1,5 milliard de comptes actifs en Afrique dès 2030, dont 70 millions de comptes actifs en Afrique centrale, une progression fulgurante en moins de deux décennies.
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