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Noix de cajou : l ’Irad veut porter la production à 5 millions de tonnes

C’est dans le cadre de l’implémentation du projet de promotion au Cameroun de cet oléagineux que, l’Irad vient d’octroyer 300 000 plants d’anacardiers aux organisations paysannes de la région de l’Est.

L’institut de recherche agricole pour le développement (Irad) a distribué, le 1er octobre 2020 dans la ville de Bertoua, un important stock de plants d’anacardiers. Les 300 000 plants mis à la disposition des organisations paysannes vont permettre de créer environ 3 000 hectares de plantations dans la région de l’Est, identifiée comme l’un des futurs bassins de production de cette culture de rente. Selon les responsables de cet institut, l’idée est de produire et distribuer 5 000 000 de tonnes d’anacardiers en 5 ans. Ce qui permettra au pays de planter environ 50 000 hectares d’anacardiers. Produit de rente encore inconnu au Cameroun, l’anacarde, selon les experts, peut être cultivé dans cinq régions du pays. Il s’agit d’une partie de la région du Centre, de la région de l’Est, et dans les trois régions septentrionales du pays (Nord-Extrême-Nord et Adamaoua), dont le climat est adapté à cette culture des zones chaudes.

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Dans les régions du Nord, de l’Extrême-Nord et de l’Adamaoua, le développement de la filière anacarde est porteur de beaucoup d’espoir, dans la mesure où cette culture peut devenir la 2e culture de rente dans cette partie du Cameroun, après le coton.

Le président du conseil d’administration de l’Irad, le Pr. Nnanga Nga qui a procédé à la distribution gratuite de ces plantes oléagineuses, a expliqué que : « Contrairement aux années antérieures (2018 et 2019) où la production de ces plants se faisait uniquement à Wakwa dans l’Adamaoua, cette année, pour des raisons liées au transport périlleux des plants, les structures opérationnelles de l’Irad des villes de Bertoua, Garoua, Maroua ont pris le relais. Autre particularité de cette année, la production des plants d’anacardier se fait jusqu’à ce mois d’octobre. Ainsi, les producteurs disposant des sources d’eau dans leur site de plantation peuvent s’approvisionner et semer jusqu’en novembre». Cette 3è campagne de distribution gratuite va également permettre la distribution de 400 mille plants aux populations de l’Adamaoua, 300 mille plants pour celles du Nord et 500 mille plants pour les producteurs de l’Extrême-Nord.

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La distribution de 1,1 million de plants visée par l’Etat a en effet débutée le 20 juillet 2020 dans la région de l’Adamaoua suivie par le Nord et l’Extrême-Nord. Ainsi, la région de l’Est représente la deuxième phase de cette opération d’envergure. L’objectif final étant de faire du Cameroun un pays exportateur de la noix de cajou d’améliorer le revenu des paysans et réduire la pauvreté dans les régions et la stratégie nationale de développement de la filière vise à atteindre une production de 50 000 tonnes d’ici 2025 selon le ministre de l’Agriculture et du développement rural (Minader) Gabriel Mbaïrobe.

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Cependant, il est important de noter que durant les campagnes 2018 et 2019, 3 millions de plants d’anacardiers l’équivalent d’une superficie de 30 000 hectares avaient été distribués dans les mêmes régions. La stratégie gouvernementale prévoit également la création d’environ 150 000 emplois dans la filière anacarde d’ici l’année 2023, dont environ 1000 emplois dans le segment de la transformation de ce produit agricole.

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