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Rappelons qu’une étude a été faite sur ce projet et a déjà couté 2,5 milliards de FCFA au gouvernement camerounais. Les propositions de l’adjudicataire restent attendues quant à la livraison de ce chantier qui aura duré plus de 10 ans. Cependant dans son rapport 2017, le fonds routier qui est le principal bénéficiaire des ressources de ce péage routier, a donné des indications sur ce à quoi pourrait ressembler les responsabilités de l’adjudicataire. Il devra en dehors de la conception, la construction, l’équipement, et l’exploitation des péages, assurer la maintenance courante desdites infrastructures sur le moyen terme, et surtout « la traçabilité des opérations pour faciliter le recouvrement par l’État et/ou le reversement par les opérateurs du produit du droit collecté ».
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L’on pourrait s’acheminer vers un ticket de péage quintuplé au Cameroun, notamment pour les 14 premiers qui seront concernés par l’automatisation. Il pourrait passer ainsi du prix de 500 FCFA actuellement pratiqué à 2 500 FCFA. C’est du moins ce qui ressort des simulations effectuées par les entreprises soumissionnaires à un avis d'appel public international à manifestation d'intérêt, en vue de la sélection des entreprises ou des groupements d'entreprises devant accompagner le gouvernement du Cameroun pour le financement, la conception, la construction, l'équipement, l'exploitation et la maintenance de 14 postes de péages automatiques sur certaines routes bitumées de son réseau routier.
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Pour ces entreprises, le prix de 500 FCFA par ticket de péage pratiqué actuellement n’est pas rentable. Surtout que leurs estimations pour l’installation des péages automatiques prennent en compte les montants nécessaires pour l’éventuelle acquisition des terrains, avec pour corollaire, les indemnisations des riverains ayant des biens se trouvant dans l’emprise des travaux. Mais également, les frais liés à la maîtrise d’œuvre. Notamment, les prix généraux, le dégagement des emprises, les terrassements, les chaussées, l’assainissement, le génie-civil des postes de péage, les voies et réseaux divers, les bâtiments, auvents et cabines de péage et les équipements d’exploitation. Tout ceci a un coût, et celui-ci devrait être répercuté sur le prix du péage afin que le concessionnaire retenu rentre dans ses fonds pendant la durée de la concession.

