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Le nombre croissant de personnes en attente de prestation de la CNPS suppose que l’institution se met dans une approche beaucoup plus productive. Cela ne semble pas être forcément le cas. Si le nombre des employés a diminué d’une centaine, on note que le budget de l’institution pour l’exercice 2019 est de nouveau au-dessus des 200 milliards de FCFA. L’entreprise peut se défendre d’avoir considérablement réduit le poids de ses charges administratives sur ses résultats, mais il faut analyser cela dans un contexte de hausse justement des cotisations en rapport au nombre des adhérents et au décret présidentiel. Aussi, alors que le nombre des cotisants a évolué de manière significative, les produits techniques eux ont évolué modestement. Toute la grande équation actuellement réside dans la capacité à assurer le paiement de prestations sociales adéquates dans le futur. De nombreux pensionnés estiment aujourd’hui qu’ils touchent des revenus ou des prestations à la limite du minable. Un défi qui tient de la structure même du mode de gestion des pensions par répartition. Les cotisants d’aujourd’hui paient pour les travailleurs d’hier. Problème, on a de plus en plus de personnes qui vivent longtemps grâce à l’amélioration de l’accès aux soins de santé. Elles peuvent ainsi toucher parfois 7 fois ce qu’elles ont cotisé des années après la cessation d’activité. Des experts de la question prédisent un déficit inévitable et suggèrent la nécessité de changer le mode de gestion de la caisse de prévoyance sociale. Une vision des choses qui ne semble à l’ordre du jour au sein de l’institution. Les points d’intervention prioritaires présentés par sa cellule de communication semblent trop vagues. « La CNPS fonde son espoir en 2019, de maintenir le cap en matière d’amélioration des performances et d’atteinte efficiente de ses objectifs. Et, le patron attend que cela se fasse autour d’une feuille de route qui consacre comme priorités, le paiement de la juste dépense, l’assainissement des bases de données, la mise en œuvre efficace et efficiente d’un système de recouvrement des cotisations sociales solide et pérenne, la promotion de la santé et de la sécurité au travail, la maîtrise des effectifs et la promotion du capital humain, la résorption progressive des déficits de l’action sanitaire et sociale et des établissements de soins, la maîtrise des frais de gestion et la recherche des gains de productivité. Mais aussi, le management par la qualité et la promotion de la culture de service, la pleine utilisation des technologies de l’information et de la communication, l’équipement des structures, la consolidation de la situation financière à long terme et l’exercice d’une gouvernance responsable, transparente, prévisible, participative et dynamique », peut-on lire dans un document produit par la structure. [related_posts_by_tax taxonomies="dossier"]

