Assala Gabon, filiale de la compagnie nationale Gabon Oil Company (GOC), a signé le 14 février 2026 avec le ministère gabonais du Pétrole et du Gaz la déclaration de commercialité du champ Grand N’Gongui, situé dans la province de l’Ogooué-Maritime. Dans l’industrie pétrolière, cette déclaration correspond à la reconnaissance officielle par l’État et l’opérateur que les volumes découverts sont exploitables de manière rentable aux conditions techniques et économiques du moment. Elle marque ainsi la fin de la phase d’appréciation et l’entrée en développement du gisement, préalable à l’obtention de l’Autorisation exclusive de développement et de production (AEDP). « Cette mise en production permettra à Assala de passer d’une production d’environ 55 000 à 67 000 barils par jour, avec l’espoir d’atteindre des niveaux supérieurs grâce à l’apport du Grand N’Gongui », a déclaré Marcellin Simba Ngabi, président du conseil d’administration de la société.
Conduit conformément au Code des hydrocarbures, le projet prévoit un relèvement d’environ 12 000 barils par jour (+21,8%) de la production de l’opérateur. Le délai précis d’entrée en production n’a pas été dévoilé. Après la validation administrative, l’enjeu devient désormais opérationnel, notamment la capacité à maintenir les niveaux de production dans la durée, dans un contexte de maturité avancée des champs gabonais, précise la société.
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L’initiative intervient alors que les autorités gabonaises cherchent à enrayer le déclin structurel du secteur pétrolier, pilier de l’économie nationale. Les hydrocarbures représentent encore près de 45 % du PIB et environ 74 % des recettes d’exportation du Gabon en 2025, après avoir contribué en 2022 à près d’un tiers du PIB nominal et à 40 % des recettes publiques. Pour Clotaire Kondja, ministre du Pétrole et du Gaz, « la société Assala Gabon a démontré sa capacité à valoriser les ressources pétrolières et gazières confiées par l’État gabonais ». L’entrée en production du Grand N’Gongui doit ainsi soutenir les recettes budgétaires et stabiliser l’offre exportable à court terme.
Premier producteur du pays devant TotalEnergies et Perenco, Assala renforce par ce projet son rôle central dans l’amont pétrolier gabonais. L’entreprise est passée sous contrôle public en 2024 après le rachat par la GOC, qui a exercé son droit de préemption auprès du fonds américain Carlyle, alors que la société devait être cédée au groupe Maurel & Prom. Finalisée en juin 2025 pour un montant de 1,3 milliard de dollars — dont 800 millions apportés par le négociant suisse Gunvor — l’opération s’inscrit dans la stratégie de reprise en main du secteur par l’État, visant à relancer l’investissement et à sécuriser les revenus pétroliers à moyen terme.
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