Le 21 février dernier, les responsables de la société américaine Searcher Geodata ont présenté au vice-président équato-guinéen, Teodoro Nguema Obiang Mangue, un plan d’exploration offshore de 60 millions de dollars américains, environ 37,5 milliards de Fcfa. La plan, financé par la société, consiste à réaliser des études sismiques 2D et 3D dans les fonds marins de la Guinée Equatoriale afin de découvrir des ressources pétrolières non exploitées.
Selon le compte rendu du Bureau d’informations de la vice-présidence de ce pays de la Cemac, la campagne d’exploration maritime devrait débuter de façon imminente après la signature d’un accord y référent entre le ministère des Hydrocarbures et du Développement minier et la compagnie américaine dans les jours qui suivent.
La campagne censée s’étendre sur le long de l’année 2025 entre en droite ligne des programmes du gouvernement pour la relance de la production d’hydrocarbures dont les recettes représentent en moyenne 80,5% des ressources de l’Etat. En effet, la production nationale de pétrole onshore affiche une tendance baissière depuis une quinzaine d’années. Les données compilées par l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) renseignent que la production pétrolière de la Guinée Equatoriale est passée de 306 000 b/j en 2010 à 140 000 b/j en 2021. Ce déclin s’est poursuivi en 2022 avec 118 000 b/j produits et s’est aggravé en 2023 avec 48 000 b/j avant de se relever légèrement en 2024 avec une production estimée à 60 000 b/j.
Selon le FMI, cette tendance devrait se poursuivre pour les 3 prochaines années affichant une chute de 50% entre 2024 et 2028. Cette chute serait une conséquence de la maturation des puits de pétrole du pays et d’un accident survenu en 2022 sur le champ Zafiro, réduisant d’2/3 la production régulière du plus grand champ pétrolier du pays.
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En lançant sa campagne d’acquisition de données sismiques en Guinée Equatoriale, Searcher Geodata projette des trouvailles d’une centaines de millions de barils après une expérience réussi en Afrique du Sud. En 2019, la société américaine a exploré les champs d’Orange et d’Outeniqua Sud, entre la Namibie et l’Afrique du Sud. L’opération a abouti à la découverte des ressources qu’elle estime à plusieurs milliards de barils de pétrole et qui sont actuellement exploités par TotalEnergies et Shell.
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