La République du Congo a atteint une production pétrolière de 307 000 barils par jour en mars 2026, selon le rapport mensuel de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) basé sur les données de communication directe d’autorités au cartel, contre 291 000 barils en février, soit une hausse de 16 000 barils. Ce volume marque une progression de 13,3 % par rapport à la moyenne de 2025 (271 000 barils/jour) et de 18,1 % comparé à 2024 (260 000 barils/jour), soit un gain de 47 000 barils/jour en deux ans.
Cette hausse de la production s’explique par la reprise des investissements dans le secteur pétrolier congolais, portée par les principaux opérateurs comme TotalEnergies, Perenco et Eni, ainsi que par l’arrivée de nouveaux acteurs tels que Trident Energy. La mise en service de nouveaux puits et l’amélioration des performances sur les champs déjà en exploitation ont permis d’augmenter rapidement les volumes. De son côté, la SNPC a également renforcé ses capacités d’exploration et de forage grâce aux ressources mobilisées via son emprunt de 100 milliards FCFA levé en 2025.
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La production du brut congolais repose sur les champs du bassin côtier, dont Moho-Nord, Nkossa, Yombo, Banga Cayo et Boatou, avec quatre qualités de brut commercialisées à l’international : Djéno mélange, Nkossa Blend, Nkossa propane et Yombo. Le Congo se maintient comme premier producteur de la CEMAC, devant le Gabon dont la production est estimée à 210 000 barils/jour en mars 2026, tandis que la Guinée équatoriale recule à 41 000 barils/jour en février 2026 contre 57 000 en 2024.
Après un pic de 336 013 barils/jour en 2019, la production congolaise avait reculé à 262 047 barils/jour en 2023, selon le ministère des Hydrocarbures, sous l’effet de la pandémie de Covid-19, de la baisse des prix et de contraintes techniques. Le pays, sixième producteur africain, derrière le Nigeria, l’Algérie, l’Angola, la Libye et l’Égypte, dispose de réserves prouvées équivalentes à environ 25 ans de production et vise un niveau de 500 000 barils/jour à l’horizon 2027. Les projections officielles tablaient sur une production annuelle de 107 millions de barils entre 2024 et 2026 en l’absence de nouvelles découvertes. Le 13 avril 2026, TotalEnergies a annoncé la découverte d’une nouvelle colonne d’hydrocarbures sur 160 mètres estimée à 100 millions de barils. Les hydrocarbures représentaient 23 % du PIB en 2023, selon les données officielles.
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