Le Gabon prévoit de signer, dans un délai de quatre à six mois, des contrats de partage de production avec BP et ExxonMobil, a déclaré le 22 avril à Paris le ministre du Pétrole et du Gaz, Clotaire Kondja, en marge d’une conférence sur l’énergie. « Nous prévoyons de signer des contrats dans les quatre à six prochains mois », a-t-il indiqué, précisant que les deux groupes ont déjà conclu des accords préliminaires non contraignants pour l’exploration offshore.
Ces projets s’inscrivent dans la stratégie de relance de l’exploration au large des côtes gabonaises, alors que les majors pétrolières renforcent leur présence en Afrique centrale pour renouveler leurs réserves. Libreville a ouvert environ 72 % de son domaine maritime à l’exploration en 2025, dans un contexte de déclin des champs matures et de besoin accru d’investissements pour soutenir la production.
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La production pétrolière gabonaise est en effet tombée à environ 210 000 barils par jour en mars 2026, contre plus de 220 000 barils par jour début 2025, selon les données de l’OPEP. Dans le même temps, les perspectives régionales restent contraintes par l’évolution attendue des cours, avec un prix du baril projeté autour de 62 dollars en 2026 dans le scénario central de la BEAC, en baisse, ce qui limiterait les marges budgétaires des États producteurs.
Le Gabon cherche ainsi à enrayer l’érosion de sa production et à sécuriser de nouveaux investissements dans un contexte de ralentissement attendu de la croissance en zone CEMAC. L’arrivée de BP et d’ExxonMobil prolonge une série d’accords engagés depuis fin 2025 pour relancer l’offshore profond, dans un environnement marqué par la volatilité des prix et des contraintes accrues sur les finances publiques.
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