CGIP Energy, junior pétrolière canadienne, opérateur des permis DOC, DOD et H, annonce le début de sa production sur les champs de Belanga et Lara avec une capacité de 5 000 b/j dans les prochains jours. Selon les confidences de ses dirigeants au média international Upstream le 9 février 2026, l’entreprise prévoit une montée en régime progressive, « l’objectif étant d’atteindre la pleine capacité d’ici la fin de 2026 ».
Dans ces blocs situés au sud et à l’ouest du pays, autrefois dans les mains de la société américaine Delonex Energy, Stuart Lake, geoscientifique en chef de CGIP, révèle que la compagnie a déjà rendu opérationnels 4 puits sur les 12 forés pendant les campagnes d’exploration menées par les anciens opérateurs. Les premiers tests effectués en juin derniers ont confirmé une capacité d’environ 2 000 b/j sur les champs de Lara et Belanga, avec trois autres puits candidats à la réactivation. Les ressources récupérables y sont estimées à 8 millions de barils, au sein d’un ensemble Doc-Dod évalué à 12,5 millions de barils contingents et 47 millions potentiels.
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Avec ce lancement, CGIP Energy deviendrait le cinquième producteur du pays aux côtés de la major chinoise China National Petroleum Corp (CNPC) – premier producteur en volume du pays, la Société des Hydrocarbures du Tchad (SHT), le franco-britannique Perenco et le taïwanais OPIC, renforçant une production nationale d’environ 138 000 b/j.
Stratégie d’exportation des premiers volumes
D’après CGIP, les premiers flux d’or noir, estimés à 1 000 b/j, doivent être transportés par une dizaine de camions par jour sur 167 km jusqu’à un point d’injection relié à l’oléoduc Tchad-Cameroun de 250 000b/j, avant exportation via le terminal de Kribi. Une montée en puissance est prévue sur quatre à six mois après les premières expéditions.
On se souvient que pour lancer cette production, CGIP avait engagé en septembre 2025 une recherche d’investisseurs lors d’une conférence sur l’énergie en Afrique du Sud, afin de lever entre 40 et 50 millions de dollars. La société a acquis les permis auprès de Delonex Energy en 2022 après validation d’un contrat de partage de production. Dans le bloc H, où les ressources potentielles dépassent 1 milliard de barils, la junior envisage une campagne de six puits entre 2026 et 2027, tandis que la sécurisation des installations contre les incursions de Boko Haram, est assurée par une unité militaire dédiée mise en place par l’État tchadien.
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