Politiques Publiques

Planification urbaine: le gouvernement veut casser la prédominance de l’informel les villes

C’est du moins l’ambition adossée au projet de planification des cités urbaines revisité lors d’un atelier organisé par le ministère de l’Habitat et du développement urbain (Mindhu), le 16 août 2022

En 2014, 14,2 millions de personnes vivaient dans les différentes villes réparties à travers le pays. En une année, ce nombre a connu une augmentation de 55% pour se hisser à 22 millions en 2015. En 2050, ce seront 34 millions de camerounais qui seront installés dans les cités urbaines camerounaises, soit environ 70% de la population globale (49 millions en 2050 selon les estimations des Nations Unies). Cet accroissement exponentiel de la population citadine s’accompagne d’une expansion de la précarité et un développement des activités en marge de la législation. Le gouvernement en est conscient. C’est la raison pour laquelle le 16 août dernier, le ministère de l’Habitat et du développement urbain (Mindhu) qu’assistait le Système des Nations unies au Cameroun, a organisé un atelier pour dessiner la future architecture des différentes villes du Cameroun.

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Pour les prochaines années le maître mot sera «Transformation socio-économique». A en croire Célestine Ketcha Courtès, chef du département ministériel mentionné supra, la nouvelle politique urbaine nationale se veut le point de départ d’un important projet qui fera des villes camerounaises, de véritables hubs économiques. Cela passe par «la transformation socio-économique des villes du pays à travers une coordination multisectorielle, la co production et la gestion inclusive de l’occupation, de la mise en valeur des sols dans les espaces urbains, en assurant une humanisation planifiée et durable. Ce qui aboutira à rendre les villes camerounaises économiquement plus attractives et socialement plus intégrées », souligne le Mindhu.

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Comme première déclinaison opérationnelle, le gouvernement envisage de former localement des employés aptes à innover pour répondre aux besoins locaux d’accès aux commodités qui se trouvent dans nos villes (énergie verte, eau potable, assainissement). D’autres propositions quasi similaires ont été soumises à la sanction du Premier ministre à qui revient la prérogative de veiller à leur concrétisation. Cette nouvelle orientation que le gouvernement veut apporter à la construction des villes camerounaises bénéficie du soutien financier du Système des Nations Unies au Cameroun. C’est du moins ce qu’a laissé entendre le représentant de cette institution internationale au Cameroun «A travers un plan cadre de coopération ratifié, les Nations unies travaillent avec les institutions camerounaises pour proposer des approches innovantes, visant la création des conditions pour un développement durable des villes. Les Nations unies gardent la même détermination qui est celle de travailler main dans la main avec le gouvernement camerounais et tous les autres partenaires, pour la mise en œuvre de cette politique urbaine nationale dont la vision est de faire des villes camerounaises, des villes planifiées, compactes, interculturelles, compétitives et durables», a indiqué Matthias Z. Naab.

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