visa-2026-08-01
Breaking News
Chargement des breaking news...
Breaking News
Chargement des breaking news...
App Logo
Je me connecte
Magazine
    Bientôt disponible...
App Logo
MagazineJe m'abonne
Je m'abonne
Banques et FinanceEpremium

Pour recapitaliser la BDEAC, les États de la CEMAC veulent recourir à des prêts concessionnels

Les États de la CEMAC pourraient recourir à des prêts concessionnels d’un bailleur arabe pour financer la recapitalisation de la Banque de développement des États de l’Afrique centrale (BDEAC). À ce stade, seul le Cameroun a débloqué une première tranche dans le cadre d’un programme de 223 milliards de FCFA étalé jusqu’en 2028.

Publiée mardi 2 juin 2026 à 17:30:37Modifiée mardi 2 juin 2026 à 17:30:39Temps de lecture 4 minPar Cedrick JIONGO

BDEAC

La Banque de développement des États de l'Afrique centrale (BDEAC) et la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA) explorent un mécanisme inédit pour aider les États de la CEMAC à financer leur participation à la recapitalisation de l'institution régionale. L'information figure dans les états financiers 2025 de la banque, et intervient alors que plusieurs États peinent à honorer les appels de capital décidés dans le cadre d'un vaste programme de renforcement des fonds propres de la BDEAC.

Prêts concessionnels

Entre 2024 et 2025, la banque a procédé à des augmentations de capital en numéraire pour un montant total de 223 milliards de FCFA. Les États de la CEMAC, qui détiennent ensemble plus de la moitié du capital de l’institution, en ont souscrit près de 60 %. L’assemblée générale a toutefois approuvé un calendrier de libération du capital appelé étalé sur cinq ans, de 2024 à 2028. Dans ce cadre, seule la République du Cameroun avait effectivement procédé, au 31 décembre 2025, au versement d’une première tranche d’un milliard de FCFA, les autres États n’ayant pas encore effectué les paiements attendus au titre de leurs échéances respectives.

La suite après cette publicité
diamondcapitalconvention-2026-08-18-in article

Lire aussi : Aide au développement : la France va accorder un prêt concessionnel de 25 millions d’euros à la Centrafrique

Pour y remédier, la direction de la BDEAC indique avoir engagé des discussions avec la BADEA en vue de mettre en place des « prêts concessionnels » destinés à financer les parts libérables des États membres. Les modalités de cette intervention n'ont pas été précisées. L'institution arabe figure déjà parmi les bailleurs de la BDEAC, avec des encours de prêts atteignant 16,1 milliards de FCFA fin 2025, et en est également actionnaire, à hauteur de 0,08 % du capital souscrit. Cette double casquette de créancier et d'actionnaire lui permettrait ainsi de soutenir indirectement le renforcement des fonds propres de la banque régionale, à un moment où les contraintes budgétaires limitent la capacité de plusieurs États à mobiliser rapidement les ressources nécessaires.

Quand les promesses ne suivent pas

Contrairement à une banque commerciale classique, la BDEAC ne collecte pas de dépôts auprès du public. Son modèle repose sur les apports de ses actionnaires et sur les emprunts contractés auprès des marchés financiers et des bailleurs internationaux afin de financer des projets d’infrastructures, d’énergie ou de développement dans les six pays de la CEMAC. Au 31 décembre 2025, le capital autorisé de l’institution atteignait 1 500 milliards de FCFA. Sur ce montant, 1 338 milliards avaient été souscrits par les actionnaires, mais seulement 157 milliards avaient effectivement été versés.
La banque avait appelé 335 milliards de FCFA de capital, laissant encore 178 milliards à recouvrer auprès de ses actionnaires.

Lire aussi : Prêt bancaire : 40 entreprises de la Cemac autorisées à surpasser les marges règlementaires

La BEAC demeure le principal contributeur avec plus de 90 milliards déjà versés, tandis que plusieurs États restent redevables de plus de 20 milliards chacun. Ce retard a des conséquences concrètes sur la capacité de déploiement de la banque régionale. Les statuts de la BDEAC plafonnent en effet son niveau d’endettement à hauteur de son « capital sujet à appel », c’est-à-dire la partie du capital souscrit que les actionnaires se sont engagés à fournir en cas de besoin. Au 31 décembre 2025, ce capital sujet à appel atteignait plus de 1 000 milliards de FCFA, permettant à la banque de maintenir une marge d’endettement théorique de 542 milliards de FCFA.
Le succès du programme de recapitalisation pourrait donc conditionner la capacité future de la BDEAC à jouer son rôle de bras financier du développement en Afrique centrale. Rappelons qu’à fin 2025, l’encours des emprunts de la banque se chiffrait à 521 milliards de FCFA, principalement auprès de la BEAC, d’Afreximbank et du marché obligataire régional.

Lire aussi : La BDEAC se prépare à lever des fonds à l’international, après la notation de Moody’s

Cet article est réservé aux abonnés.

Cet article nécessite un abonnement Premium ou EcoMembre.

Contactez le service client
  • Accueil
  • Banques et Finance
  • Pour recapitaliser la BDEAC, les États de la CEMAC veulent recourir à des prêts concessionnels
banqueBEACBDEACcemacBadeaAfreximbankRecapitalisationprêts concessionnels
Recevez notre briefing économique et financier tous les jours avant 10 heures.

En vous inscrivant à la newsletter, vous acceptez de recevoir nos communications. Vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Dans la même catégorie

Georges ELOMBI ©AfreximbankBanques et FinanceAfreximbank : le bénéfice net bondit de 30% à 534,7 millions de dollars au premier semestre 2026Cette performance intervient alors que la banque panafricaine poursuit l’expansion de son portefeuille de crédits, avec un encours de prêts nets porté à 35,4 milliards de dollars à fin juin.il y a 5 heuresBANGE Bank RCABanques et FinanceCEMAC : après le Cameroun, la Banque nationale de Guinée Equatoriale envisage son expansion en CentrafriqueUne mission technique est attendue à Bangui afin de préciser les conditions de son arrivée sur un marché où les banques ont accordé 237,3 milliards de FCFA de crédits en 2025. il y a 5 joursBAIIBanques et FinanceInfrastructures : face au déficit de financement, le Congo se tourne vers la BAII pour ses grands projetsAprès la République démocratique du Congo (RDC), Brazzaville entend s'appuyer sur la Banque asiatique d'investissement pour les infrastructures (BAII) pour financer six projets structurants, représentant un besoin d'investissement d'environ 1,5 milliard de dollars.il y a 5 joursWhatsApp Image 2026-08-19 at 11.10.28Banques et FinanceChristian Din Dika, CEO ESS Group, élevé au rang de Chevalier de l’Ordre national du Mérite gabonaisPrésident du groupe financier Emrald Securities Services (ESS), Christian Din Dika a reçu cette distinction, accordée à titre exceptionnel par le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, à l’occasion de la célébration de la Fête Nationale du 17 août 2026. À travers cette distinction, c’est également l’engagement du Groupe ESS et sa contribution au développement et au financement de l’économie gabonaise (plus de 8 opérations au Gabon sur 12 réalisées en CEMAC), ainsi que des économies de la CEMAC, qui sont mises en lumière : Un positionnement d’Animateur du marché financier.il y a 6 joursSimon Tiemtoré et Benedict OramahBanques et FinanceBenedict Oramah et Simon Tiemtoré structurent 1 milliard $ pour accompagner l’ouverture du capital de Dangote RefineryL’ex-président de la Banque africaine d’Import-export et l’homme d’affaires Burkinabé ont été mandatés comme co-conseillers financiers de l’IPO de la raffinerie Dangote, évaluée à plus de 40 milliards de dollars. il y a 6 jours

Articles similaires

WhatsApp Image 2026-08-24 at 17.11.57Politiques PubliquesTchad: Pourquoi Idriss Déby fait le choix de l’Economiste Idriss Ahmed Idriss Nommé ministre d'État, secrétaire général de la Présidence le 19 août, Idriss Ahmed Idriss fait son grand retour au cœur du pouvoir après plus de deux décennies passées dans les institutions financières nationales et surtout communautaires. Un choix en conformité avec les récents développements politiques de son pays. il y a 5 heuresTangohngoBanques et FinanceTitres publics : le Cameroun lève 24,2 milliards FCFA sur le marché de la BEACLe pays n'a mobilisé que 24,2 milliards Fcfa sur les 40 milliards recherchés lors de ses trois récentes émissions de titres publics sur le marché de la BEAC, soit un taux de couverture de 60,5%, témoignant d'un intérêt modéré des investisseurs. il y a 1 semaineWhatsApp Image 2026-04-20 at 12.25.23Banques et FinanceZone CEMAC : le nouveau système de paiement de la BEAC perturbe les opérations bancairesEntrée en production le 3 août 2026, SYSTAC 2, la nouvelle plateforme régionale de télécompensation de la Banque des Etats de l’Afrique centrale connaît des perturbations qui affectent les délais de traitement de certaines opérations bancaires. La banque centrale assure avoir pris les dispositions nécessaires pour garantir la continuité des services pendant cette phase de transition.il y a 1 semaine
Actuellement en kiosque

Les plus lus

1RDC : Afriland First Bank Congo se rapproche du dépôt de bilan, trois ans après l'éviction de Paul Kammogne Fokamil y a 1 semaine2Camtel, PAD, Socadel...: au Cameroun, sept entreprises publiques réalisent désormais un chiffre d'affaires de 100 milliards FCFAil y a 1 semaine3Cameroun : la filiale de Castel porte son capital à 75,5 milliards FCFA pour absorber Guinness Camerounil y a 5 jours4CEMAC : après le Cameroun, la Banque nationale de Guinée Equatoriale envisage son expansion en Centrafriqueil y a 5 jours5Transport aérien : Asky Airlines brise le monopole d'Afrijet sur la liaison Yaoundé-Banguiil y a 2 jours6Cameroun : l'égyptien Arab Contractors piétine sur trois projets routiers de 134 millions de dollarsil y a 3 jours7Hydrocarbures : Brazzaville valide 23 milliards USD d'investissements chinois pour doper la production pétrolièreil y a 3 jours8Cameroun : Ariane de Rothschild et Pierre Guerrini se disputent un domaine de chasse de 1 640 km²il y a 8 heures9Restructuration, flotte, rentabilité, location… : Camair-Co s'expliqueil y a 1 semaine10Cameroun : pourquoi l'amont pétrolier peine à attirer les grandes compagnies, malgré un sous-sol sous-exploitéil y a 6 jours
📧

Newsletter EcoMatin

Recevez notre briefing économique quotidien directement dans votre boîte mail

Analyses exclusives • Décisions économiques • Afrique centrale

App Logo
Je m'abonne
MarchéCotationBoursesFondsMatières premièresConvertisseur
AbonnementsMon compteMes abonnementsNewslettersArticles achetés
ServicesConditions généralesPolitique de confidentialitéPolitique en matière de cookiesContact & Suggestions
La rédactionQui sommes-nous?Nous rejoindreNotre équipeLettre du DP
Recevez notre briefing économique et financier tous les jours avant 10 heures.

En vous inscrivant à la newsletter, vous acceptez de recevoir nos communications. Vous pouvez vous désabonner à tout moment.

EcoMatin SRL : BE1003.413.035

Avenue Louise 523, 1050 Ixelles

© Copyright EcoMatin 2026. Tous droits reservés.