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Cette mesure a également favorisé l’augmentation des achats de matières premières agricoles locales (maïs pour Les Brasseries du Cameroun et sorgho pour la filiale locale du groupe Diageo). Cet élan pourrait donc s’estomper en 2019 si cette nouvelle disposition fiscale est finalement maintenue dans cette loi de finances. Car, il risque de devenir difficile de continuer à supporter le poids financier de l’approvisionnement en intrants auprès des producteurs camerounais. En effet, selon des analyses des coûts sur le marché local, il revient au final plus cher de s’approvisionner localement en céréales, que de le faire via des contrats à terme sur le marché international. On pourrait enfin assister à des réductions de dépenses des personnels avec des réductions des effectifs dans les zones les moins rentables, comme le Nord-Ouest, sud-ouest, où subsiste de l'insécurité. Et surtout qu’à côté de cette réduction d'abattement, le gouvernement prévoit aussi d'instaurer un droit d’accise spécifique sur les emballages des bières et boissons gazeuses, pour un montant de 15 FCFA par emballage. Même s’il est difficile de faire un bilan en termes de coûts supplémentaires pour l’ensemble des sociétés brassicoles. Mais pour, la Société Anonyme des Brasseries du Cameroun par exemple, on peut estimer la dépense d'impôt supplémentaire brute à 5 milliards de FCFA. Lire aussi : Produits Brassicoles: comprendre les raisons et la portée d’une hausse inévitable des prix









