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Présidence d’Orange Group: le destin de Stéphane Richard aux mains de la justice française

Le président directeur général de l’opérateur de téléphonie français prépare sa succession en interne, avec des éventualités d’un verdict qui pourrait lui être favorable ou non dans l’affaire Bernard Tapie, dont le délibéré est prévu le 24 novembre prochain.

En mai 2022, le mandat de Stéphane Richard, président directeur général d’Orange Group sera échu. Le sujet de sa succession est d’ores et déjà évoqué en interne, et donne même lieu à des tractations à en croire nos confrères de BFMTV. La chaine de télévision française a révélé il y a quelques jours que le PDG d’Orange Group n’est pas de tout repos à quelques mois de la fin de son troisième mandat, et travaille en coulisses pour désigner un directeur général, ce d’autant plus que l’on s’achemine désormais vers l’éclatement des entités de gestion, avec d’un côté le conseil d’administration, et de l’autre, une direction générale. Selon nos confrères, il est lice pour briguer le poste de président du conseil d’administration, mais demeure dans l’expectative, du fait du procès qui l’engage au niveau de la justice française.

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Celui-ci porte sur l’Affaire Bernard Tapie, dont le délibéré est prévu le 24 novembre prochain, alors qu’il était initialement programmé le 6 octobre dernier, mais a été reporté en raison du décès de l’homme d’affaires français le 3 octobre 2021, principal mis en cause. Dans cette affaire, l’ancien directeur de cabinet de Christine Lagarde est accusé de « complicité d’escroquerie » et « complicité de détournement de fonds publics » pour avoir encouragé le choix de l’arbitrage dans l’affaire Tapie-Adidas du temps où il était en fonction au ministère français de l’Economie. « En première instance, Stéphane Richard avait été relaxé. S’il l’est de nouveau, il pourra prétendre à rester président non-exécutif d’Orange. Or, le décès de Bernard Tapie ce dimanche (3 octobre) est venu bouleverser le calendrier », indique BFMTV.

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A contrario, si Stéphane Richard est condamné dans le cadre de cette affaire, les choses pourraient se compliquer pour lui. Au plus fort de la première relaxe en 2018, le ministre de l’Economie Bruno Le Maire avait estimé qu’en cas de condamnation, le PDG d’Orange Group devrait quitter ses fonctions. Et le media français croit savoir que cette position de l’homme d’Etat français n’a pas véritablement changé depuis lors. « Sauf à ce que la condamnation soit « légère ». Dans cette même affaire, la ministre de l’époque, Christine Lagarde, a été condamnée en 2016 pour ‘négligence’ et a été maintenue à son poste de directrice générale du FMI », note un proche du PDG d’Orange dans des propos relayés par BFMTV.

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Stéphane Richard ne devrait pas briguer de troisième mandat opérationnel, mais souhaite rester « président non-exécutif ». « Il surfe ainsi sur une volonté de l’Etat, encore actionnaire d’Orange à 23%, de dissocier les fonctions de président de directeur général », apprend-on. Au demeurant, L’Etat français ne serait pas opposé au maintien de Stéphane Richard comme président.

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