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Huawei est en effet partenaire de l’entreprise Camtel qui, depuis de longues années, est aussi exposée à une dette qui bien que bénéficiant de l’appui de l’Etat, n’en est pas moins importante. L’un des engagements clés de ce partenariat est la construction de la fibre optique qui relie le Cameroun au Brésil. Le projet ne manque pas d’ambition. Faire de Camtel un important distributeur de services de télécommunications en Afrique. Son coût global est estimé à 280 milliards de FCFA. L’entreprise chinoise y a joué un rôle important. Cette conclusion ramène au deuxième indice. Fin mai 2019 dernier, le président de la République a signé un accord donnant la possibilité d’ouvrir le capital de Camtel selon les modalités prévues dans son statut. Pour les experts proches de l’entreprise camerounaise, cela ouvre la voie à une possible entrée de Huawei dans son capital par le jeu de la compensation de la dette avec des titres participation. Il est aujourd’hui évident que Camtel peine à être rentable. Pour l’instant, le câble brésilien n’a encore aucun client, or bientôt, il faudra commencer à rembourser la dette qui à servir à le construire.
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Tout récemment, enfin, l’actualité a été bousculée par la remise de dette signée par le gouvernement chinois à la faveur du Cameroun. Le public n’a pas été informé des conditions derrière cette générosité. La question que se posent aujourd’hui certaines personnes avisées, est celle de savoir si Camtel n’a pas été la cerise sur le gâteau de cette lune de miel. Pour le groupe chinois, tout serait bénéfique. Il s’assurerait que son engagement est finalement payé, ainsi que la dette due à Exim bank, le principal financier de sa coopération. Mais il prendrait aussi position, sur un point névralgique des services de télécommunication dans le monde, l’Afrique centrale étant le point central de plusieurs réseaux de câbles sous-marins.

