Conjoncture

Prix Simone Veil : la France réaffirme son soutien à Aïssa Doumara

La première lauréate du prix Simone Veil, récemment reçue par l’ambassadeur de France au Cameroun, Gilles Thibault, vient d’être rassurée, une fois de plus, quant au soutien de la France dans son combat contre les violences multiformes faites aux femmes.

Aïssa Doumara Ngantansou, lauréate du premier prix Simone Veil, a été reçue récemment par Gilles Thibault, l’ambassadeur de France au Cameroun. Au cours de cette cérémonie saluée par la présence de Marie Thérèse Abena Ondoua, ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille, le diplomate a rassuré la combattante des droits de la femme du soutien inconditionnel de son pays en ce qui concerne sa lutte : « Sachez chère Aïssa, que bien au-delà de ce prix, la France se tient à vos côtés, comme elle se tient aux côtés de toute personne qui partage votre combat et vos valeurs. Plus que jamais, la France, à travers cette ambassade, soutient la lutte contre les violences et discriminations, et accompagne les actions comme la vôtre, portées par la société civile camerounaise », a-t-il déclaré officiellement.
Par ailleurs, Gilles Thibault a indiqué qu’au-delà de l’engagement de la France au sein des institutions internationales telles que Onu-Femmes, le pays soutiendra la création d’une banque qui servira à promouvoir l’entreprenariat féminin sur le continent africain. Des promesses bien accueillies par la lauréate du premier prix Simone Veil, qui, rappelant les maux auxquels font face certaines femmes, n’a pas manqué d’égrener un chapelet de doléances. Entre autres, la mise en application stricte de lois spécifiques contre les différentes violences faites aux femmes, et le renforcement des ressources des organisations étatiques qui encadrent le gente féminine.


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Basée dans la région de l’Extrême-Nord, où elle coordonne l’Association de lutte contre les violences faites aux femmes (Alvf), Aissatou Doumara, mère de 3 enfants, mariée elle-même de force alors qu’elle n’était encore qu’une jeune fille, est engagée depuis plus de 20 ans dans la lutte contre les mariages forcés et les violences sexuelles contre les femmes.
C’est en effet le 08 mars dernier, à l’occasion de la journée internationale des droits des femmes qu’Emmanuel Macron, président de la République française, lui a décerné le tout premier Prix Simone Veil, pour l’égalité homme-femme, devant plusieurs dizaines de femmes, qui comme elle, mènent un combat à travers le monde pour la défense des droits des femmes.
Né en 1972, dans le Nord Cameroun, Aissa Doumara dirige depuis plus de 2 décennies l’Association de lutte contre les violences faites aux femmes (Avlf). Présente dans six départements de l’Extrême-Nord, l’Avlf apporte aux jeunes filles, un soutien psychologique, une formation professionnelle, et un accompagnement à la création des microentreprises.

La Rédaction EcoMatin

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